La pollution au diesel réduit les résultats scolaires des enfants

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Plus les jeunes enfants vivent au sein d’un air pollué par les rejets de diesel, plus leurs résultats scolaires sont faibles démontrent une étude menée par l’université du Texas (El Paso).

L’étude a suivi près de 2000 enfants de CM1 (4th grade) et CM2 (5th grade) scolarisés en école publique au Texas. Les scientifiques ont utilisé les données de l’agence nationale de protection de l’air (Environmental Protection Agency’s National Air Toxics Assessment) afin de connaitre les niveaux de pollution aérienne, comme par exemple la pollution au diesel, à l’endroit où vivaient les enfants.

Les analyses retrouvent que les enfants soumis à domicile aux plus forts taux de  pollution au diesel ont les résultats scolaire les plus faibles, et ce résultat reste valide même en tenant compte de tous les autres paramètres capable d’influer sur le niveau scolaire. Les résultats sont publiés dan la revue scientifique the academic journal Population and Environment.

La pollution au diesel favorise les atteintes pulmonaires dont l’asthme et les infections chroniques, renforçant l’absentéisme scolaire et pourrait altérer le développement neurologique cérébral des enfants selon les auteurs. Les matières évaluées dans l’études étaient la lecture, le language, les mathématiques, et les sciences sociales.

Il y a trois mois, une autre étude menée par des scientifiques de Columbia university démontrait que les enfants de New York dont la mère avait été exposée à un air pollué avaient un QI plus faible que ceux dont la mère avait respiré un air plus pur. La pollution altère donc les capacités intellectuelles des enfants dès leur plus jeune âge. Et que fait-on pour y remédier?

Sources

Residential exposure to air toxics is linked to lower grade point averages among school children in El Paso, Texas, USA
Stephanie E. Clark-Reyna, Sara E. Grineski, Timothy W. Collins.
Population and Environment, 2015

Combined effects of prenatal polycyclic aromatic hydrocarbons and material hardship on child IQ
Julia Vishnevetsky et al
Neurotoxicology and Teratology Volume 49, May–June 2015, Pages 74–80

Crédit ¨hoto Creative Commons by Moyan_Brenn

« Pollution, le poids de l’inaction » : la preuve à Montlhéry

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Un rapport du Sénat intitulé, « Pollution, le poids de l’inaction », estime à 100 milliards d’euros et 45 000 décès annuels, le coût payé par les français de l’inaction politique face à la pollution.

Et cette inaction nous la connaissons que trop bien. Prenons l’exemple de Montlhéry ! Une pollution aux microparticules près de 4 fois supérieure aux normes OMS, une pollution à l’Ozone près de 3 fois supérieure aux normes OMS, sans compter le coût de la pollution sonore. Et malgré ces chiffres catastrophiques, légalement sanctionnables par la loi française, ces dépassements de pollution se poursuivent iumpunément : aucun élus, aucun député aucun préfet n’a jamais même tenté de faire respercter basiquement les lois. Conséquences : la santé des habitants s’altère, de plus en plus d’enfants et d’adultes deviennet asthmatiques (+100% d’enfants asthmatiques sur les 15 dernières années).

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La RN20 est très symbolique de cette inaction politique : Elle est interdite aux poids lourds mais  des centaines continuent de passer impunément ; et chaque poids lourd pollue autant que 10 voitures. La police municipale de Montlhéry, coûteuse et peu active, reste les bras croisés. La vitesse a été réduite de 70 à 50 kilomètres/heure sur la RN20 à l’intérieur de Montlhéry.

Mais selon nos estimations, la majorité des véhicules, voitures et motos roulent bien au-delà des 70 km/h, aucun système d’incitation à réduire la vitesse et donc la pollution, n’ayant jamais été installé. Bronchite chronique, asthme, cancer du poumon, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, problèmes placentaires  peuvent se poursuivre dans l’indifférence totale des élus qui jouissent de leurs privilèges sans jamais douter de l’importance de leur inaction, aujourd’hui dénoncée par les sénateurs. L’élargissement prévu de la RN20 risque de ne pas améliorer les choses. Faut-il des élus écologistes à la tête des communes pour que les risques sanitaires subis par les enfants, les femmes enceintes et les plus âgés soient enfin pris en compte? Les élus de droite comme de gauche sont-ils si incultes en matière de santé publique et d’écologie?

Suite à ce rapport, Ségolène Royale annonce des mesures extrêmement fermes de lutte contre la pollution , “il n’y a plus d’excuses pour ne pas agir” a-t-elle insisté. Pourtant des lois existent déjà et elles ne sont jamais respectées. Une fois de plus ce sont les citoyens qui doivent faire pression sur leurs élus pour que les choses changent vraiment.

Pollution automobile : Anne Hidalgo agit à Paris, NKM ne fait toujours rien dans l’Essonne

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La maire de Paris, Anne Hidalgo soumet début février  son plan antipollution au conseil municipal de la capitale. Les premières mesures d’interdiction des véhicules polluants s’appliqueront dans moins de 6 mois.

Dans une interview au journal Le Monde, Anna Hidalgo explique d’abord pourquoi elle veut agir vite : parce que « la pollution aux particules fines, liée notamment à la diésélisation du parc automobile, est un enjeu de santé publique », ajoutant une mise en garde à tous ces élus qui laissent la population s’intoxiquer sans rien faire : « Les politiques qui ne posent pas aujourd’hui les actes seront demain redevables de ce qu’ils n’ont pas fait. Je ne serai pas de ceux là »…

Paris verra donc la création d’une « zone à basse émission » dont l’accès sera progressivement interdit aux véhicules polluants, diesels comme essences. Dès juillet 2015,cars et poids lourds seront interdits puis un an plus tar, tous les véhicules polluant.

Grace à des concertations avec les professionnels et l’application d’une aide financière (50% du prix d’achat des véhicules), livraisons et dessertes intramuros seront progressivement asurés par des véhicules propres ?

Dès 2020, plus aucun véhicule diesel ne pourra pénétrer dans la capitale. Déjà a la fin 2015,plus aucune fourgonnette de la ville de paris ne fonctionnera au diesel. D’autres mesures seront prises pour assurer la mobilités à l’aide d’autopartage, de velib, d’autolib, et de mise à disposition d’un plus garnd nombre de borne de recharge pour les véhicules électriques et hybrides. 5 millions d ‘euros y seront consacré immédiatement.

A ceux qui y verrait une attaque contre l’automobile, Anne Hidalgo répond que ce genre de polémique est dépassé,  car . «  La question n’est plus de savoir pourquoi il faut agir, mais comment et à quel rythme. Le rythme, c’est dans l’urgence »

Et dès que la loi sur la transition énergétique sera promulguée, le dispositif mis en place s’appliquera à l’échelle du Grand Paris, avec toutes les collectivités qui le souhaitent.

Nous sommes toujours dans l’attente de telles actions sur nos communes traversée par la route Nationale 20. NKM avait fait des promesses écologiques lors de sa campagne pour être députée dans l’Essonne, mais il est  vrai que dorénavant elle habite à Paris dans le 14e: la pollution locale ne l’intéresse plus. Elle bénéficiera des bienfaits sur la pollution atmosphérique des actions d’Anne Hidalgo.

Source

Comment Anne Hidalgo veut réduire la pollution à Paris

LE MONDE | 27.01.2015 à 21h32• Mis à jour le28.01.2015 à 12h27 |Propos recueillis par Laetitia Van Eeckhout

AirApocalypse à Montlhéry

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Montlhéry est noyé sous la pollution comme en témoigne encore l’alerte lancé le 10 décembre 2013 par Airparif. L’alerte actuelle concerne une pollution aux microparticules (PM10), mais d’autres pollutions menacent (PM5, PM2.5, NO….). Le trafic routier est en partie responsable de cette pollution  émise par les échappements des véhicules diesel, expliquant que la seule mesure mise en place soit de demander aux véhicules de réduire leur vitesse. Qui la respecte ?

Notre commune n’est pas seulement soumises aux trafic des voiture mais aussi de nombreux camions qui émettent 10 fois la pollution d’un véhicule particulier. Le seuil d’alerte de pollution le plus élevé est dorénavant dépassé. Ce seuil est dangereux pour la santé de tous, au point que, pour reprendre les termes officiels, une «exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement, justifiant l’intervention de mesures d’urgence ».

Si vous ou vos enfants souffrez d’asthme, d’allergie, de maladies respiratoires, ou de maladies cardiovasculaires, le risque de souffrir de conséquences graves de cette pollution s’accroit encore considérablement. Mais à ce seuil c’est l’ensemble de la population, même celle qui ne souffre d’aucune pathologie qui est exposée. La presse rapportait récemment l’histoire d’une petite fille de 8 ans chez laquelle un cancer du poumon lié à la pollution par les particules avait été diagnostiqué. C’était en Chine et cela pouvait sembler lointain. Cette pollution est en fait déjà à nos portes. C’est ce risque auquel est dorénavant exposé toute la population puisque la pollution par les particules a été reconnu par l’OMS comme une « cancérigène certain ». Malheureusement aucune mesure sérieuse n’est envisagée.

Les normes actuelles sous-évaluent (volontairement) les risques

Une étude publiée lundi 08 décembre 2013 dans la revue anglaise The Lancet, et évoquée par le journal Le Monde, confirme qu’une exposition prolongée aux particules fines a un effet néfaste, même lorsque les concentrations restent en dessous des norme de l’Union Européenne, moins contraignantes que la réglementation de l’Organisation Mondiale de la Santé. La directive Européenne sur l’air de 2008 a imposé aux Etats membres un plafond moyen annuel de 25 microgrammes par mètre cube de particules en suspension, tandis que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise comme valeur maximale de 10 microgrammes par mètre cube. A Monthléry nous subissons une pollution 800% supérieure à ces normes de l’OMS. En effet, toujours selon Airparif, la pollution aux PM10 atteint 75 microgrammes par mètres cubes le mardi 10 décembre 2013 à Montlhéry, une concentration équivalente à celle des particule PM2.5 puisque les même quantité de polluants sont déversées sur Montlhéry chaque année, respectivement 12 tonnes de PM 10 et 10 de PM 2.5. On le voit les normes Européennes, que devrait appliquer la France, ne sont pas non plus respectées : nos élus sont hors-la-loi.

L’étude du Lancet démontre que pour toute hausse de 5 microgrammes de particules par mètre cube, la mortalité augmente de 7%

L’étude publiée dans la revue The Lancet, se base sur vingt-deux enquêtes réalisées dans treize pays Européens à laquelle ont participé 367 251 personnes suivies médicalement pendant près de quatorze ans. L’étude révèle que pour chaque augmentation de 5 microgrammes par mètres cube de particules PM2.5 le risque de décès dans la population générale augmente de 7%. Et ce risque existe toujours, même en ne considérant que les personnes exposées à moins de 25 microgrammes par mètres cube, c’est à dire respectant la limite fixée par l’Europe. Montlhéry baigne dans 75 microgrammes par mètre cube alors que l’OMS en recommande 10 au maximum!

5 microgrammes par mètre cube c’est aussi la différence retrouvée par les scientifiques entre un axe routier très fréquenté et les habitations situées à l’écart de cet axe : autrement dit si ceux vivant en bordure de la RN20 sont très très exposés, avec une pollution atteingnant 75 microgramme, ceux vivant à l’écart de la RN20 le sont aussi avec une pollution atteignant 70 microgrammes par mètre cube, 700% au normes maximales recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé.

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Cette pollution concerne donc tout les habitants de notre commune et bien sûr au delà ; toute l’île de France est touchée. Il nous apparaît donc indispensable de vous sensibiliser à ce risque alors que les élections municipales se tiendront dans quelques mois, et que jusqu’alors ce risque est totalement nié. Aucune mesure réelle n’est mise en place pour protéger la population d’un danger sanitaire majeur, connu mais volontairement ignoré. Qui se soucis que les enfants souffrent quotidiennement d’un asthme ou que le cancer des poumons fasse quelques victimes de plus ?

Il est d’une importance vitale pour nous, nos enfants, les personnes âgées et malades que les candidats proposent rapidement des mesures draconiennes de réduction de la pollution. Cette pollution est estimée responsable déjà de plus de 40% des asthmes, elle expose également les femmes enceintes à mettre au monde des bébés de petit poids, un risque majeur pour leur avenir. Jusqu’alors, aucune autorité locale n’a voulu prendre la mesure de ce risque. Pourtant aujourd’hui tout le monde, élu y compris est informé. En laissant les hémophiles utiliser des produits sanguins non chauffés, les autorités sanitaires de l’époque ont condamné 2000 personnes. La pollution de l’air tue déjà plus de 7500 personnes en France chaque année sans aucune réaction. L’Airpocalypse, comme l’appelle les chinois, a commencé. Nous attendons des mesures exemplaires des autorités locales afin de protéger la population de la pollution générée par la RN20 en la réduisant drastiquement.

Notons encore que d’autres polluants majeurs sont déversés sur Montlhéry chaque année (source AIrparif) ; ce sont 55 tonnes de NO, 2 tonnes de souffre, 43 tonnes de Composés Organiques Volatils Non Méthaniques, et 19 tonnes de gaz à effet de serre….

Sources

Ambient air pollution and low birthweight: a European cohort study (ESCAPE)
Dr Marie Pedersen & al
The Lancet Respiratory Medicine, Volume 1, Issue 9, Pages 695 – 704, November 2013

Air pollution and mortality in Europe
The Lancet, Early Online Publication, 9 December 2013

Effects of long-term exposure to air pollution on natural-cause mortality: an analysis of 22 European cohorts within the multicentre ESCAPE project
Dr Rob Beelen & al
The Lancet, Early Online Publication, 9 December 2013

 

 

L’air pollué que nous respirons au bord de la RN20 est cancérigène

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Les taux de polluants autour de la RN20 sont estimés deux fois supérieurs à la limite officiellement tolérée. Pourtant, rien n’est fait pour protéger la population de ces polluants. Mais le 17 octobre octobre 2013 marquera peut-être un tournant dans la lutte contre la pollution atmosphérique. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de reconnaitre officiellement la pollution atmosphérique comme la première cause environnementale de cancers chez l’être humain : antérieurement classée comme “probablement cancérigène”, la pollution de l’air est devenue “cancérigène certain”, une dénomination aux impacts lourds. Nous respirons donc quotidiennement, en particulier ceux habitant les villes, et encore plus ceux habitant Paris et sa région, 12 000 litres par jour d’air, devenu cancérigène du fait de la pollution. L’absence de réactivité des responsables publics ouvre donc la porte à des actions judiciaires qui ne peuvent plus nier l’évidence : il y a “mise en danger de la vie d’autrui” en laissant les habitants ainsi exposés à un polluant cancérigène. Tout patient atteint d’un cancer lié à la polution pourrait également porter plainte contre les responsables publics inactifs.

les experts du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), une agence de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), ont effectivement estimé qu’il y avait dorénavant suffisamment de preuves pour affirmer que la pollution de l’air provoque des cancers des poumons mais aussi des cancers de vessie.

Dans leurs analyses les experts ont séparé la pollution liées aux gaz et celle liée aux particules (les fameurse PM 10, 5 et 2.5). Les particules étaient, elles, déjà classées comme polluant cancérigène pour l’homme depuis juin 2012, (tout comme le diesel qui les émet en grande quantité). Selon un autre récent rapport, ces particules ont tué au moins 42 000 personnes en France depuis l’an 2000.

La pollution de l’air était déjà identifiée comme un facteur augmentant le risque de survenue de nombreuses pathologies respiratoires et cardiaques. Ce sont 223 000 personnes dans le monde qui ont été tuées par un cancer des poumons causé par la pollution, selon les données les plus récentes datant de 2010. Mais l’impact négatif de la pollution va bien au-delà, en réduisant par exemple le poids de naissance des bébés.

Lorsque la prise de conscience touchera l’ensemble de la société, et qu’une majorité d’humains souhaiteront au minimum protéger leurs enfants, les effets de cette pollution pourront enfin être combattues. Selon le directeur du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), Christopher wild « il y a des méthodes efficaces de réduire la pollution de l’air et, étant donnée l’importance de l’exposition qui touche les personnes dans le monde entier, ce rapport devrait adresser un signal fort à la communauté intrnationale piur entreprendre des actions sans attendre ».

Les actions à menée devraient cibler bien évidemment la circulation automobile, en particulier au cœur des villes et en particulier les véhicules diesel et les poids lourds grand émetteurs de particules. Les industries sont également visées, en particulier celles moins contrôllées des pays en développement comme la Chine ; les récentes pollutions dramatiques de Pékin sont un exemple des pires conséquences de cette pollution où le niveau de particules dans l’air avait atteint des sommets.

Outre une réduction de l’exposition à un cancérigène dorénavant certain, la lutte contre la pollution atmosphérique réduira le risque d’asthmes, de bronchites, d’hospitalisations et donc réduira également les dépenses de santé.

Source

 IARC: Outdoor air pollution a leading environmental cause of cancer deaths
International agency For Cancer research
OMS
17 octobre 2013

RN20, la route où tous se croient tout permis

Un automobiliste a été contrôlé à 193 km/h samedi sur une route nationale de l’Essonne où la vitesse est limitée à 90 km/h, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie. Les gendarmes d’Etampes ont intercepté l’homme âgé de 34 ans vers 20h40 samedi soir, au niveau de la commune d’Etréchy.

Son permis lui a été retiré sur le champ et il sera convoqué par la justice ultérieurement. <btn_noimpr>

Le véhicule n’a pas été confisqué car il l’avait emprunté à un proche.

La même journée, un motard a également été flashé à 142 km/h sur la même portion de route. Un dépistage a révélé qu’il roulait avec 1,30 g d’alcool par litre de sang.

Fin juillet, un motard de 32 ans avait été contrôlé à 206 km/h sur une départementale limitée à 90 dans le Val-d’Oise, après avoir consommé du cannabis. En juin, un automobiliste avait été flashé à 221 km/h sur une route nationale dans les Yvelines.

Essonne : un automobiliste flashé à 193km/h au lieu de 90

Publié le 12.08.2013, 19h12 | Mise à jour : 20h55

Pour chaque 4000 voitures passant près de chez vous, c’est 9% de risque de cancer du poumon en plus! RN20 = 100 000 voitures…

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Les résultats de l’étude ESCAPE, menée dans 9 pays Européens et destinée à évaluer les répercutions de la pollution de l’air aux microparticules sur la santé humaine, démontrent que, même en deçà des normes Européennes, cette pollution atmosphérique liée à la pollution automobile (diesel), au chauffage au fuel comme à d’autres industries, multiplie le risque de cancer des poumons mais aussi le risque de mourir ou d’être hospitalisé pour une insuffisance cardiaque. Ces deux risques accrus de mortalité précoce, causés par la pollution atmosphérique sont détaillés dans deux articles publiés dans les revues anglaises The Lancet Oncology et The Lancet.

Vous vivez en ville où à proximité d’une route ? Même si vous ne fumez pas, votre risque de cancer du poumon explose : une hausse de la pollution aux particules fines (< à 2,5 µm de diamètre; PM2,5) de 5 µg/m3 augmente ainsi le risque de cancer du poumon de 18 %, tandis qu’une hausse des plus grosses particules (< à 10 µm de diamètre ; PM10) de 10 µg/m3 augmente ce risque de 22 %. Pour chaque 4000 voitures supplémentaires passant sur une route dans les 100 mètres autour de votre domicile, votre risque de cancer du poumon augmente de 9%! Sur la RN20, ce sont 100 000 véhicules qui passent chaque jour dont 30% de poids lourds émettant chacun autant que 10 voitures!!!

Ces résultats sont la conclusion effrayante d’une analyse de 17 études européennes menées auprès de 312 944 personnes, par le Dr Ole Raaschou-Nielsen et son équipe. Au cours d’une durée de suivi de presque 13 ans, 2095 participants à ces études ont souffert d’un cancer des poumons et la plupart en sont morts. Ces morts étaient d’autant plus nombreux que la pollution aux particules PM10 et PM2,5 étaient plus élevée et cela y compris en deça des normes européennes censées “protéger” la santé humaine: “il n’y a aucun seuil en dessous duquel il n’y a pas de risque” (d’augmentation de cancer des poumon) écrivent même les scientifiques pour plus de clarté.

Actuellement en France comme dans les pays de l’Union européenne, les seuils de tolérance sont fixés à 25 µg/m3 pour les PM2,5 et à 40 µg/m3 pour les PM10 et. Si ces seuils sont déjà plus de deux fois supérieurs aux recommandations de L’OMS pour les PM2,5 et 4 fois supérieurs pour les PM2,5, ils ne sont en général pas respectés dans notre pays où la pollution s’envole sans aucune restriction. Si nous cherchions une explication à l’explosion des causes de cancer, en voici une clairement identifiée pour laquelle notre santé publique est totalement inexistante.

La pollution automobile est responsable de bien d’autres maux; fausses couches, malformations, pathologies pulmonaires, asthme infantile, ou encore pathologies cardiaques pour ne citer que les plus fréquentes. La seconde étude publiée dans la revue The Lancet a évalué le risque de souffrir d’une insuffisance cardiaque, une pathologie de plus en plus fréquente, dont l’accroissement exponentiel était simplement expliqué par le vieillissement de la population. Et bien, pour cette pathologie invalidante et rapidement mortelle, la pollution automobile est là aussi en cause.

En effet, des scientifiques ayant analysé 35 études cliniques évaluant l’impact des particules PM2,5 et PM10, comme de quatre gaz rejetés par les automobiles, monoxyde de carbone, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre et ozone mettent en évidence que très rapidement, pour une exposition courte, ils augmentent le nombre de morts par insuffisance cardiaque comme le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque (sauf l’ozone). Et justement ces hospitalisations pour insuffisance cardiaque sont aujourd’hui la première cause d’hospitalisation en France comme en Europe et contribuent à plus de 10% des dépenses hospitalières nationales annuelles.

Une action de santé publique auraient pourtant des bénéfices rapides estiment encore les auteurs : une simple baisse de 4 µg/m3 des PM 2,5 éviteraient 8000 hospitalisations pour insuffisance cardiaque (calcul mené sur des données US) et 330 millions de dollars de dépenses de santé. Et cela alors que ces particules accroissent le risque d’hospitalisation ou de décès par insuffisance cardiaque de 2,12% pour chaque augmentation de 10 μg/m3.

Quand nos élus auront-ils le courage d’agir pour freiner cette hécatombe???

Source

Air pollution and lung cancer incidence in 17 European cohorts: prospective analyses from the European Study of Cohorts for Air Pollution Effects (ESCAPE)
Dr Ole Raaschou-Nielsen P & al
The Lancet Oncology, Early Online Publication, 10 July 2013

Global association of air pollution and heart failure: a systematic review and meta-analysis
Anoop SV Shah & al
The Lancet, Early Online Publication, 10 July 2013

Crédit Photo Creative Commons by  hillman54

Deux fois plus d’autistes aux abords des routes polluées

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La pollution atmosphérique, majoritairement causée par les automobiles et les poids lourds en de nombreux endroits du territoire et particulièrement en ville, est-elle un des phénomènes expliquant l’augmentation exponentielle de l’autisme dans nos sociétés? C’est en tout cas ce que suggère une étude publiée le 18 Juin 2013 dans la revue « Environmental Health Perspectives » : les femmes enceintes vivant dans des zones où le niveau de pollution est élevé ont un risque double d’avoir un enfant autiste en, comparaison à des femmes enceinte de même âge vivant dans un endroit non pollué.

L’autisme est un trouble du développement neurologique qui se caractérise par une altération des qualités de communication et de comportement social débutant avant l’âge de trois ans. Si son étiologie reste encore mal comprise, les expositions environnementales au cours de la grossesse ont été impliquées dans la genèse de l’autisme par plusieurs études publiées en 2005, 2007 et 2009.

L’air pollué contient de nombreux agents polluants connus pour affecter les fonctions neurologiques et/ou pour avoir des effets négatifs sur les enfants in utero selon l’agence de protection de l’environnement américaine (2010).

Les polluants ayant un lien retrouvé/suspecté avec l’autisme sont les suivants : les métaux lourds (antimoine, arsenic, cadmium, chrome, plomb, mercure, manganèse et nickel), les produits chimiques (styrène, trichloroéthylène, chlorure de méthylène) et les polluants automobiles, en particulier les microparticules rejetées par les moteurs diesel.

Par ailleurs, des études récentes ont trouvé un lien entre le niveau de pollution dans lequel est plongé un enfant juste après la naissance et le risque pour lui de développer un autisme.

Des scientifiques américains ont voulu determiner si ce risque exitait dès la conception de l’enfant et donc au cours de sa vie intra-utérine. Pour cela ils ont realisé une étude cas-témoin, c’est à dire comparé chez un groupe de femmes ayant eu un enfant autiste (325) et un groupe de femmes ayant eu un enfant non autiste (22 101), si le fait d’habiter une zone polluée influençait ce risque de naitre autiste. La pollution des zones habités par les mamans à été reconstruite grace à des données locales.

Tous les résultats obtenus ont été ajustés à la plupart des risques connus pour aggraver l’autisme comme le niveau d’éducation maternel, l’âge de la mère, etc..

Les résultats confirment que plus l’air est pollué plus le risque de donner naissance à un enfant autiste est important : globalement ce risque est multiplié par deux chez les femmes enceintes les plus exposées à la pollution.

Les scientifiques observent que ce risque augmente régulièrement à mesure qu’augmentent dans l’air la concentration des particules diesel, du plomb, du manganese, du chlorure de méthylène, de mercure ou de nickel.

En particulier, chez les 20% de femmes les plus exposées, le diesel et le mercure étaient les deux polluants les plus fortement associés à l’augmentation du risque d’autisme chez les enfants nouveau-nés, que ce soient des garçons ou des filles, une donnée aggravante pour ces polluants sachant que le risque d’autisme est normalement 5 fois moindre chez une fille que chez un garçon. En comparaison aux 20% de femmes les moins exposées à ces deux polluants, les plus exposées avaient donc deux fois plus de risque que leur enfant naisse autiste.

Le scientifiques estiment que ces données confirment la dangerosité du diesel, déjà mis en accusation dans une étude précédente qui montrait que plus les femmes enceintes habitaient proche d’une voie à fort trafic, plus le risque d’autisme était important : “Cette étude et la nôtre, qui utilisait différentes méthodes de mesures, suggèrent ensemble que la pollution de l’air lié au trafic automobile peut augmenter le risque d’autisme” écrivent-ils.

Et concernant les métaux lourds capables d’atteindre les fonctions cérébrales de l’enfants, comme le plomb, le manganèse, le mercure et le nickel, le risque de donner naissance à un enfant autisme augmente de 20 à 60% en fonction du degré d’exposition des mamans enceintes. Une augmentation linéaire du risque de donner naissance à un enfant autiste est retrouvé pour le cadmium, le plomb, le manganèse et le nickel. Ce risque est retrouvé également pour le le chlorure de méthylène.

Si une étude cas-témoin ne représente pas une  preuve scientifique formelle, cette étude retrouvant à nouveau un lien fort entre autisme et pollution, qu’il s’agisse de métaux lourds ou de la pollution automobile, est un nouveau cri d’alerte face à l’incapacité actuelle et à l’absence de désir politique de réguler cette pollution. Récemment, un ministre de l’actuel gouvernement n’a t-il pas declare au salon automobile de genève que les moteurs diesels rejettaient un “air propre”? Pourquoi nos élus laissent-ils perdurer cette situation sans réagir?

Réduire le risque d’autisme ne fait pas parti du plan autisme récemment mis en avant par notre gouvernement. Quand agira t-on? Doit t-on attendre qu’un enfant sur 50 naissant dans notre pays soit autiste, un chiffres que les Etats-Unis viennent d’atteindre?

Source

Perinatal Air Pollutant Exposures and Autism Spectrum Disorder in the Children of Nurses’ Health Study II Participants
Andrea L. Roberts1, Kristen Lyall2,3, Jaime E. Hart4,5, Francine Laden4,5,6, Allan C. Just5, Jennifer F. Bobb7, Karestan C. Koenen8, Alberto Ascherio2,5,6, and Marc G. Weisskopf
Environ Health Perspect; DOI:10.1289/ehp.1206187

Crédit Photo Creative Commons by  Jeff Kubina

Kosciusko-Morizet Nathalie, l’imposture écologique

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La député de l’Essonne, KM Nathalie est sur le départ. Après avoir utilisé les habitants de l’Essonne pour se fabriquer une image de jeune femme dynamique et combattante, elle brigue dorénavant un mandat à Paris. Nos communes, traversées par la RN20, lui avaient donné mandat de résoudre un problème écologique majeur : la pollution de la RN20 est supérieure à celle du périphérique parisien, le diesel des poids lourds empoissonne femmes et enfants depuis des décennies, le bruit perturbe les organismes les plus fatigués, et les accidents y sont permanents.

Après 10 ans d’un mandat de député (depuis 2002) doublé d’un mandat de maire à Longjumeau (2008) agrémenté d’un passage au ministère de l’écologie, quel bilan écologique pouvons nous tirer de sa présence?

Car KM Nathalie s’est toujours drapée dans cette image d’écologiste fervente, un mot clé dans la communication habillement distillée par ses soutiens et amis de la presse, et par elle-même. Le journal le Figaro annonçant sa victoire aux primaires UMP ouvre son article sur cette phrase “Nathalie Kosciusko-Morizet a l’écologie dans la peau“. Sa première attaque de l’équipe de Bertrand Delanoë fut d’ailleurs liée à la pollution des véhicules diesels à Paris :

«Je prends un engagement qui est de ne plus acheter aucun véhicule diesel pour des flottes publiques. Il faut être cohérent de ce point de vue, moi je ne veux pas d’un côté déplorer la pollution et de l’autre, continuer comme ça»«Il y a les polluants traditionnels, dont la prégnance a baissé à Paris (…) c’est lié beaucoup à la modification de la composition des carburants. En revanche, il y a d’autres polluants beaucoup plus pernicieux comme les particules fines qui agressent notre santé. Le diesel a sa part de responsabilité là-dedans» (Libération 22 avril 2013).

Si les arguments écologiques ont toujours fait partie de son discourt, force est de constater qu’après 10 ans de promesses aux habitants de notre circonscription et aux associations, rien en réalité n’a changé : le “pernicieux” diesel dont les études scientifiques ont démontré la toxicité majeure continue de nous empoisonner, les poids lourds, légalement interdits sur la RN20, poursuivent leurs va-et-vient en toute impunité, et les accidents dramatiques continuent d’endeuiller la RN20. Pire, alors que de réels espoirs avaient été distillés par ses promesses, en particulier lors de son accession au ministère de l’écologie, elle ne daignait alors même plus répondre aux associations locales qui lui rappelait ses engagements et demandaient des actions concrètes afin de protéger les habitants (voir articles sur ce site).

KM Nathalie promet beaucoup, donne de réels espoirs mais au final l’action n’est jamais au rendez-vous, au contraire de la déception de ceux qui lui avaient fait confiance, sur le terrain écologique en particulier.

Elle se dit “honorée et fière d’avoir été choisie par les Parisiennes et les Parisiens au 1er tour pour porter les couleurs de l’alternance à Paris” (où ce ne sont pas LES parisiens qui ont voté mais quelques adhérents UMP). Ses promesses de campagne Parisienne ont été testées dans notre circonscription (site internet de KM Nathalie), répétées à Paris, elles pourraient également fonctionner :

“Je veux mettre en place des alternatives positives. On ne peut pas encourager les automobilistes à prendre les transports en commun si l’on ne leur en donne pas le moyen, par exemple en créant des pôles d’intermodalités”

“Je veux multiplier les solutions concrètes. Revoir les aménagements qui créent des problèmes de sécurité et défient le bon sens…”

“Je veux que la sécurité fasse son entrée dans l’ADN de la Mairie, que cela soit un souci permanent”

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Nous avions entendu à peu près les mêmes arguments séduisants, capables de nous faire croire que nous avions été entendus. Après 10 ans d’inaction,  rien n’a évidemment changé sur la RN20 : absence d’alternatives aux déplacements, manque de transport en commun, embouteillage, accidents, pollution, insécurité…

La politique et nos politiciens sont toujours aussi décevants; si le visage change, si la communication interpelle, le manque de compétence et d’action persiste, et entrainera à Paris autant que dans l’Essonne, la déception des crédules qui auraient un jour pu croire que KM Nathalie allait améliorer quelque chose. Ici, personne ne la regrettera. Y-a t-il seulement quelqu’un de compétent et d’actif pour enfin la remplacer?

Crédit Photo Nathalie Kosciusko-Morizet

Bébé de faible poids de naissance : la pollution automobile non régulée par nos autorités administratives est en cause

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Une vaste étude couvrant quatre continents, met en évidence que les fœtus exposés in utero à la pollution de l’air causée par les échappements automobiles (microparticules 2,5 ug) auront plus de risques de naitre avec un poids insuffisant, un des facteur de risque majeur chez le nouveau né.

L’étude est publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.

Rien n’est fait en France pour limiter la pollution automobile et pire, la France est le pays où le parc automobile roulant au diesel est le plus important grâce aux faveurs fiscales accordées à ce carburant, le plus générateur de microparticules 2,5, celles-là même une nouvelle fois mises en cause dans cette étude.

Les bébés naissant avec un faible poids de naissance sont plus à risque de décès prématurés, de diabète et de maladies cardiaques ultérieures.

Les scientifiques ont analysé plus de trois millions de naissances dans 9 pays de 4 continents, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, et Asie (dont l’Australie). Quel que soit l’endroit “civilisé” du monde où les nouveaux-nés et leur exposition in utero ont été évalué, il ressort que plus l’exposition aux microparticules 2,5 est importante, plus le risque d’un petit poids de naissance l’est aussi. Cette pollution mise en cause, correspond pourtant aux “niveaux de pollution atmosphérique à laquelle pratiquement tout le monde est couramment exposée” explique les auteurs.

Les Etats-Unis ont mis en place des règles drastiques en comparaison à l’Europe et à la France : les Etats-Unis imposent que la concentration moyenne sur une année ne dépasse pas 12 g/m3 de particules inférieures à 2,5 microns quand l’Europe tolère des taux doubles à 25 g/m3 : la France est baignée dans des taux plus élevés et est régulièrement rappelée à l’ordre par l’Europe sans pour autant agir. ”Du point de vue de santé dans le monde, les niveaux de ce genre sont évidemment tout à fait insoutenable», dénoncent les auteurs rappelant que cette pollution aux microparticules est également responsable de déclin cognitifs accrus chez la personne âgée, d’accident vasculaires cérébraux, d’infarctus et de troubles respiratoires. L’ensemble de ces pathologies représente un  coup majeur pour la communauté.

Les villes bordant la RN20 étouffent sous la pollution. Les élus ne font qu’une chose, maintenir le flot de voitures et de poids lourds à un niveau très élevé. Un jour leur culpabilité par inaction volontaire sera reconnue.

Source

Maternal Exposure to Particulate Air Pollution and Term Birth Weight: A Multi-Country Evaluation of Effect and Heterogeneity
Payam Dadvand,1,2,3 Jennifer Parker,4 Michelle L. Bell,5 Matteo Bonzini,6 Michael Brauer,7 Lyndsey Darrow,8 Ulrike Gehring,9 Svetlana V. Glinianaia,10 Nelson Gouveia,11 Eun-hee Ha,12 Jong Han Leem,13 Edith H. van den Hooven,14,15 Bin Jalaludin,16,17,18 Bill M. Jesdale,19 Johanna Lepeule,20,21,22 Rachel Morello-Frosch,19,23 Geoffrey G. Morgan,24,25 Angela Cecilia Pesatori,26 Frank H. Pierik,15 Tanja Pless-Mulloli,10 David Q. Rich,27 Sheela Sathyanarayana,28 Juhee Seo,12 Rémy Slama,21,22 Matthew Strickland,8 Lillian Tamburic,29 Daniel Wartenberg,30 Mark J Nieuwenhuijsen,1,2,3 Tracey J. Woodruff31
Environmental Health PerspectivesFebruary 6, 2013 Advance Publications

Crédit Photo Creative Commons by  ORBIS US

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