Le Conseil Général toujours incapable de faire fonctionner le feu rouge de la Ville-du-Bois

Le feu de la Ville-du-Bois est toujours inopérant. Posé au cours des grandes vacances 2011, 6 mois plus tard, il n’est toujours pas en fonction, autre symptôme de l’incapacité des autorités publiques à prendre sérieusement en compte la sécurité sur la RN20, mais pas seulement.

D’ailleurs, si un feu provisoire a été installé, toujours sans fonctionner bien-sûr, sur l’axe Paris-Province, c’est parce que le feu a été pulvérisé par un véhicule qui ne devait pas rouler à 50 km/h, autre preuve manifeste du non respect des vitesses de limitation sur la RN20 qui génère un danger constant, dont, encore une fois, ni le Conseil Général, ni le Préfet, ne tiennent compte.

Le manque de concertation et d’action est donc toujours prégnant sur la RN20; cette fois il s’agirait d’une convention non signée pour que le raccordement électrique des feux soit réalisé. Et ils n’auraient pas pu y penser avant?

Pollution chimique sur la RN20 : ultime soubresaut de l’incapacité des autorités à protéger la population?

Un camion transportant des milliers de litres de produits chimiques dangereux a pris feu sur la RN20, au coeur de Linas, mercredi soir. L’embrasement d’une voiture à proximité aurait déclenché l’incendie du poids lourd qui contenait 1200 litres d’ammoniaque, 4000 litres d’acide sulfurique. de l’isopropanol, des l’acides fluorhydriques, et de l’acide chlorhydrique.

Ces produits chimiques, dont certains étaient très inflammables, ont émis pendant des heures des vapeurs toxiques, des milliers de litres se sont également répandus dans les cours d’eau avoisinants (l’Orge) et à travers les bouches d’égouts qui avaient fondu sous la chaleur. On ne voit dorénavant plus du sinistre qu’une large bande de terre retournée à proximité du restaurant Courtepaille, les pompiers ayant été obligés de retirer des tonnes de terre contaminée et de remblayer ensuite le trou.

Ce nouvel accident met encore une fois en lumière les dangers courus par la population, en particuliers par les résidants les plus proches de la RN20.

Quels sont les dangers des produits chimiques ainsi répandus?

- L’ammoniaque est  très volatil quand il est concentré, le gaz libéré (l’ammoniac) est extrêmement irritant et peut provoquer de vives douleurs. De plus, son mélange avec l’iode peut présenter des caractères explosifs. C’est un produit corrosif et qui porte atteinte à l’environnament.

- L‘acide sulfurique est plus connu sous le nom de vitriol. Pur, il se présente sous la forme d’un liquide visqueux, incolore et inodore. En brulant à 337°C,  il libére du trioxyde de soufre et à température plus élevée qui était celle de l’incendie il se transforme en dioxyde de soufre (SO2), un gaz incolore, dense et toxique, dont l’inhalation est fortement irritante. Le dioxyde de soufre provoque un danger pour la santé dans lors de son inhalation, de son ingestion ou lors du contact avec la peau et les muqueuses. La pollution atmosphérique par le SO2 jouerait aussi un rôle dans l’apparition de ces réactions d’intolérance. De plus, les sujets asthmatiques sont beaucoup plus sensibles que la moyenne des gens. Il est mutagène. C’est le dioxyde de souffre qui, le mercredi 22 juin 2011, suite à un problème technique lors de la fermeture d’une vanne à la raffinerie de Feyzin, intoxiqua de nombreuses personnes dans la Banlieue Lyonnaise.

- L’isopropanol, ou alcool isopropylique est un composé chimique inflammable et irritant. Il doit être maintenu loin de la chaleur et de toute flamme. Les symptômes de l’empoisonnement à l’isopropanol se traduisent par des maux de tête, vertiges, dépression mentale ,nausées, vomissements, narcolepsie et coma.

-L’acide fluorhydrique est une solution aqueuse très corrosive et toxique de fluorure d’hydrogène. C’est un produit extrèmment toxique : inhalé, ses vapeurs peuvent être mortelles, en provoquant la corrosion des voies aériennes. En cas de contact, il peut provoquer de très graves brulures, passe la barrière cutanée pour atteindre les os, le sang et détruire le coeur. Il peut rendre aveugle en cas de contact avec les yeux.
- L’acide chlorydrique est très utilisé dans l’industrie chimique. Il eu des utilisation comme arme de destruction au cours de la première guerre mondiale, L’acide chlorhydrique est en partie responsable des effets du gaz moutarde. En présence d’eau, par exemple à la surface des yeux ou dans les poumons, le gaz moutarde réagit en formant de l’acide chlorhydrique.
Questions :
1) De nombreux camions stationnent sur les voies de sortie ou d’entrée de la RN20 ou tout au bord en toute illégalité. Mais comme personne n’intervient, cette situation s’aggrave. On en voit les conséquences dramatiques aujourd’hui. Ces conséquences auraient pu être prévenues si élus et responsables locaux chargés du maintien de l’ordre, dont le premier d’entre eux est le préfet, faisaient le travail pour lequel ils sont rémunérés par nos impôts. Quand l’incompétence se double d’incapacité, les habitants en payent les conséquences. Les nombreux décès et accidents sur la RN20 en témoignent. Cet incendie révèle à ceux qui l’ignoraient à quel point aucune loi n’est respecté sur cet axe : et pourtant, même le ministre des transport qui a depuis plusieurs mois les moyens de changer les choses, en toute connaissance de cause, n’agit absolument pas. A quand une révolte citoyenne?
2) Quel sera le suivi médical des habitants proches? Il ne faut pas croire que parce que l’incendie est terminé, il ne peut pas il y avoir de conséquences sur la santé humaine.
3) Quel seront les conséquences sur l’environnement?
4) Le préfet réagira t-il en interdisant le stationnement des poids lourds? Interdira t-il la traversée de nos ville par des bombes chimiques sur roues?
Ainsi, en plus de la pollution par le bruit, par les gaz d’échappement des poids lourds et automobiles en surnombres, en plus des accidents à répétitions, de l’absence de protections latérales pour les piétons, et de tant d’autres problèmes, il faut dorénavant compter également avec le risque de pollution chimique. Espérons que le steak que le chauffeur dégustait probablement au Courte paille fut bien cuit.

Source

Essonne : alerte chimique sur la N 20

Incendie d’un camion de produits chimiques sur la N 20 à Linas

Les riverains de la N 20 sont à bout

RN20 : la mort frappe encore au coeur de Montlhéry

Un de nos nouveaux inscrit vient de nous en avertir et d’autres nous ont fait parvenir films et photos : une nouvelle fois, la RN20 a durement frappé dimanche soir au plein centre de Montlhéry.

Il y a peu de temps, nos élus se congratulaient de la mise en place d’un feu rouge à la Ville-du-Bois (voyez le blog de Jérome Cauët, du groupe socialiste, évoquant ses “chantiers d’été”), un feu rouge en 40 ans. Ils ont posé devant, se sont offert un article dans le journal Le Parisien pour immortaliser “l’action” menée sur la RN20 au cours de leur mandat. Maintenant, lorsqu’ils seront interpellés par la population, ils pourrons dire, “Nous avons agit, nous avons offert un feu rouge aux Habitants”. Lisez les atermoiements de NKM, qui n’est que, rappelons le, Ministre des Transports…Un ministre des transports qui ne peut obtenir d’un préfet qu’il interdise l’accès aux Poids-lourds d’une route interdite aux plus de 3,5t,  ou que quelques kilomètres d’un voie dangereuse passe à 50 km/h…

La sécurité de la RN20 au sein de nos communes se pose une nouvelle fois de manière brutale. Tout le monde le sait, les voies d’insertion situées à droite des deux sens de circulation sont utilisées par les chauffards pour gagner quelques secondes, mettant en péril, lorsqu’il se rabattent, eux-même, mais surtout les autres conducteurs et les piétons qui malencontreusement stationneraient sur les trottoirs en attente d’un bus, ou qui circuleraient le long de la voie. Nous dénonçons l’absence d’action des élus, seuls habilités à agir, depuis longtemps.  C’est sur cette troisième voie, dans le sens Province-Paris, que deux véhicules se sont violemment percutés dimanche en fin d’après midi à la hauteur du garage Alpha-Roméo. Le premier véhicule après être monté et avoir roulé sur le trottoir s’est écrasé dans un pylone, le second, une petite voiture grise s’est encastré dans le premier par l’arrière. L’avant de la voiture n’existait plus, laissant imaginé la violence du choc et la vitesse initiale du véhicule. Les pompiers ont longuement travaillé. La Police a mobilisé de nombreux véhicules et inspecteurs pendant de longues heures.

Les pompiers tendent un drap blanc à proximité du véhicule accidenté pour éviter que les conducteurs ne voient l’intolérable,
sous le regard incrédule d’une affiche qui appelle à “donnez à + de vie”….

Que dire de plus? Indignation, dégout, rancoeur et tristesse de voir se poursuivre cette absolue indifférence des élus devant la mort d’êtres humains. Encore une fois, la régulation de cette voie ne serait pas complexe. Quelle sera la réaction du Maire de Montlhéry, Claude Pons auprès des autorités régionales qui ont la gestion de la RN20? Nous le lui demanderons. Que fera t-il lui-même qui a entre ses mains la gestion de la sécurité de part et d’autre de la voie? Nous attendons toujours le début du commencement d’une action.

NKM reste sourde aux demandes des victimes de la RN20

Trois associations, porteuses des espoirs de centaines d’habitants, ont écrit à la Ministre Kociusko-Morizet, qui a la chance d’être en charge des transports et de l’écologie, afin qu’elle prenne des mesures d’urgence sur la RN20.

Notre courrier a été envoyé il y a deux mois ; visiblement Madame Kociusko-Morizet n’est pas du tout intéressée par les problèmes auxquels est confrontée la population de l’Essonne vivant autour de la RN20. Et le problème est majeur puisque cette route continuera à tuer tant que les élus de notre république ne prendront pas la mesure de l’extrême gravité de leur inaction.

Madame la ministre, écoutez au moins le témoignage de Christiane, dont le mari a été tué il y a quelques mois sur la RN20.

Le mari de Christiane a été tué le 11/02/2011 par un camion Portuguais qui se rendait en Belgique. Le poids lourd “est arrivé sur un premier accident à toute vitesse, malgré les warnings dans la nuit“….”Cette route est un vrai danger” témoigne Christiane mettant en cause ” la vitesse excessive des camions“. “Je n’ai pas de haine ni de colère, juste une peine immense et j’aimerais éviter d’autres drames” ajoute-elle.

Et vous, Madame la ministre, le voulez-vous? Devons-nous en douter face à votre silence pesant ?

Christiane propose deux actions immédiates, qui sont aussi celles portées par les nombreux citoyens adhérents de nos trois associations :

- “Quand aux solutions, je n’en vois pas d’autre que l’interdiction totale de rouler sur la RN20 pour les camions”.

- “Si déjà l’A10 était gratuite pour les PL à partir d’Artenay, cela réduirait considérablement le trafic de la N20.”

A ce jour, comme nous le constatons tous, sur le RN20, “aucune des limitations de vitesse ne sont respectées et d’énormes 38 tonnes vous doublent très allégrement“.

Et Christiane conclue :

C’est à nos élus de faire respecter la loi et de veiller à la sécurité, ce qui et totalement bafoué sur la N20“.

Madame la ministre, combien de Poids-Lourds assassins continueront d’emprunter une voie qui, en plus, est sur une grande partie de son itinéraire, interdite aux plus de 3,5 tonnes?

Madame la Minsitre, quelle est la crédibilité d’un pouvoir public incapable de faire appliquer une loi du code de la route aussi simple qu’une interdiction aux plus de 3,5 tonnes? Quelle est la crédibilité d’un pouvoir public qui ne fait pas tout pour protéger ses concitoyens?

Madame la Ministre nous attendons tous, ainsi que Christiane, votre réponse avec impatience. Nous en appelons également aux élus locaux, qui devraient prendre ce problème à bras le corps, au Conseil Général de l’Essonne, aux députés et sénateurs qui devraient avoir à coeur de résoudre les problèmes de survie des populations locales.


Trois associations réclament des modifications urgentes de la RN20 à NKM

20110722 CourrierNKM – CN20-BVVB-A10G

Le diesel est très dangereux pour le coeur

Alors que la pollution des villes par les microparticules augmente, de plus en plus d’habitants finissent à l’hôpital suite à un infarctus ou à une mort subite” écrit le Pr Nino Künzli, cardiologue, dans un éditorial de l’European Heart Journal accompagnant cette nouvelle étude. C’est l’une des conclusion des recherches de plus en plus importantes en nombre menées sur la qualité de l’air : annuellement plus de 2000 articles médicaux sont publiés sur le sujet soit 10 fois plus qu’il y a 20 ans. Récemment, une étude démontrait par exemple que le risque d’infarctus du myocarde était multiplié par 3 dès la première heure d’exposition à un trafic automobile intense. Il est aujourd’hui avéré que la pollution de l’air, en particulier par les microparticules de taille inférieur à 2.5 μm, augmentent le nombre d’hospitalisations pour angine de poitrine, pour infarctus du coeur, pour insuffisance cardiaque, et qu’une exposition prolongée augmente les décès par maladie coronaire.

Une des conséquences de ces recherches a été la reconnaissance de normes légales de la pollution de l’air en microparticules (celles de taille supérieures à 10 μm (PM10) ou à 2.5 μm (PM2.5)), en ozone, en dioxyde de souffre, en dioxyde d’azote et autres. L’objectif premier de la fixation de ces limites est de réduire leur impact négatif sur la santé humaine. Lorsqu’elles sont respectées, ces limitation de la pollution de l’air sont efficaces, malheureusement qui tente de les faire respecter?

Des chercheurs de l’université d’Edinbourg ont mesuré l’impact des fumées produits par les véhicules diesels sur des volontaires sains, à des niveaux qui sont ceux retrouvés dans les villes. Ils ont étudié l’effet du monoxyde d’azote, du dioxyde d’azote ainsi que des microparticules émises par la combustion incomplète du diesel. Ces microparticules sont invisibles à l’oeil nu.

Les scientifiques ont d’abord comparé l’impact des fumées telles qu’elles sont produites aujourd’hui par les véhicules diesel et les camions, puis ont fait la comparaison avec les mêmes fumées mais filtrées par un dispositif bloquant les microparticules.

Le premier impact est une augmentation très importante de la pression artérielle avec 7 mmHg de différence entre les deux tests: les sujets sains soumis aux pollutions diesel non filtrées ont une pression artérielle qui atteint 145 mmHg, un chiffre qui caractérise une hypertension artérielle et fait prescrire à un médecin un médicament antihypertenseur destiné à abaisser cette pression artérielle. En fait, les mécanismes naturels de contrôle des artères qui permettent habituellement de lutter contre cette augmentation de pression sont bloqués par les microparticules.

L’auteur principal de l’étude explique que si la majorité des gens pensent que la pollution de l’air peut altèrer leur poumons et leur respiration, très peu imaginent l’impact dramatique de cette polllution sur leurs vaisseaux sanguins et sur leur coeur : ”Notre étude démontre que si les gaz d’échappement augmentent la pression artérielle, ce sont les microparticules qui sont encore les plus dangereuses. Ces microparticules produisent des radicaux libres qui détruisent les vaisseaux et provoquent une maladie des artères”, à la source des maladies cardiovasculaires comme l’infarctus et les accidents vasculaires cérébraux.

Pour le Professor Jeremy Pearson, Directeur Médical de la Fondation Britanique pour le Coeur, qui a financé l’étude, “Des vies pourraient être sauvées en réduisant ces microparticules des gaz d’échappement“.

Si les auteurs recommandent aux personnes déjà atteints d’une maladie cardiovasculaire d’éviter les zones polluées, ce conseil est évidemment difficile à suivre. D’autres moyens doivent être mis en oeuvre. Il devient difficilement compréhensible que le carburant diesel reste à un prix sponsorisé par l’état alors qu’il génère un empoisonnement collectif et généralisé provoquant de multiples pathologies cardiaques et pulmonaires. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès en France.

Les plus gros pollueurs, les poids lourds devraient être tenus à l’écart des villes tant que leur carburant n’a pas évolué ou que les véhicules ne sont pas équipés de filtres efficaces.

Source

From bench to policies: ready for a nanoparticle air quality standard?
Nino Künzli
Eur Heart J (2011)doi: 10.1093/eurheartj/ehr200 First published online: July 13, 2011

Combustion-derived nanoparticulate induces the adverse vascular effects of diesel exhaust inhalation
Nicholas L. Mills, Mark R. Miller, Andrew J. Lucking,Jon Beveridge1,Laura Flint1,A. John F. Boere,Paul H. Fokkens, Nicholas A. Boon, Thomas Sandstrom, Anders Blomberg, Rodger Duffin, Ken Donaldson, Patrick W.F. Hadoke1, Flemming R. Cassee, David E. Newby
Eur Heart J (2011)doi: 10.1093/eurheartj/ehr195First published online: July 13, 2011

Crédit Photo Creative Common by zigazou76

Il faut bannir les poids lourds des centres villes

Non contents d’emprunter une route interdite aux plus de 3,5 t, maintenant les poids lourds y séjournent

Il faut bannir les poids lourds des centres villes. L’actualité nous le rappelle tristement. D’abord, évidemment pour leur impact négatif en terme de pollution. Un poids lourd, c’est l’équivalent de 10 voitures en terme d’émission de gaz d’échappements mais c’est aussi du diesel, qui produit au cours de sa combustion de microparticules qui pénètrent profondément au coeur des poumons, favorisant les maladies respiratoires telles que l’asthme mais ayant également de nombreux effet sur les personnes les plus âgées, les femmes enceintes et les enfants en bas âge.

Mais les poids lourds sont aussi source d’accidents dramatiques, tel que celui de Tournon-sur-Rhone : La ville de Tournon-sur-Rhone se réparait à une marche silencieuse en mémoire de Marie-Jeanne Meyer, assassinée dans des circonstances dramatiques la semaine dernière. A quelques mètres de ce rassemblement, deux personnes, un jeune homme de 19 ans et une jeune fille de 20 ans se préparent à traverser sur un passage clouté. Un  poids lourds est arrêté au feu rouge, en plein centre ville, sur la route nationale 7 qui traverse Tournon-sur-Rhone. Le feu passe au vert, le poids lourds démarre lourdement, le chauffeur percute les deux jeunes gens, décapite la jeune femme qui meurt sur le coup, le jeune garçon sera transféré à l’hôpital dans un état grave.

Et cet accident dramatique n’est qu’un exemple des dégâts provoqués par ces poids lourds au centre de nos villes. Nous en connaissons malheureusement de nombreux autres, survenus sous nos fenêtres, puisque l’interdiction de circulation au plus de 3,5 tonnes sur la RN20 n’est absolument pas respectée. Pourquoi le serait-elle puisque le préfet ne fait rien pour. Dorénavant, les chauffeurs de poids lourds ont une telle impunité, qu’ils stationnent le long de la RN20, à Montlhéry ou Ballainvilliers, pour dormir, créant bien évidemment un nouveau danger laissé sans aucun contrôle.

La pollution automobile touche fortement les bébés en poussette

Le mois dernier, l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) rendait publique les résultats de l’étude « Aphekom », démontrant, que les microparticules PM 2,5 émises par les véhicules roulant au diesel sont à l’origine de 15 % des asthmes chez l’enfant (pour ceux habitant où étant dans une école à 150 mètre d’une voie où passent 10 000 voitures par jour; ce sont plus de 70 000 véhicules qui transitent chaque jour sur la RN20!). Aucun commentaire politique n’a accompagné cette publication témoignant du refus des femmes et hommes politiques à évoquer les désastres de l’automobile. Il est facile de communiquer sur l’arrêt des gaz de schistes, moins sur les décès causés par la pollution automobile. Létude « Aphekom » concluait qu’en réduisant l’émisson de ces microparticules, 29 000 vies pourraient être sauvées. L’intoxication  des enfants débute très tôt, en fait dès l’âge de la poussette, placée à une hauteur où stagne les pollutions automobiles.

L’Association Santé France Environnement a voulu confirmer cet effet sur les bébés dans la vie réelle. L’objectif était de « faire une photograohie » permettant d’observer ce que respire un bébé lorsqu’il est promené dans la rue. L’étude a été réalisée dans les rues d’Aix en Provence. Deux poussettes ont été équipées de capteurs de microparticules PM 2,5 qui ont suivi les parcours type de parents déposant leurs enfants à l’école et au collège le matin, puis les récupérant le soir. Les deux poussettes ont parcouru en simultané le jeudi 10 mars entre 08h00 et 10h00 et entre 17h00 et 19h00 deux parcours dans deux quartiers différents de la ville – l’un réputé plus aisé que l’autre.

«De nombreuses études scientifiques ont montré que les enfants étant exposés aux pollutions automobiles, et notamment aux microparticules développaient plus facilement asthme, infections ORL et allergies respiratoires. Or, en poussette nos enfants sont aux premières loges pour inhaler les pots d’échappement des véhicules forts nombreux à Aix-en-Provence où les transports collectifs sont sous-développés… » affirme le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement France.

Les résultats :

Pour les microparticules, PM 2,5, les élus français n’ont toujours pas trouvé le temps de voter une réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3. Sur les deux parcours, matin comme soir, les taux ne sont quasiment jamais inférieurs à 20 μg/m3 comme le montrent les courbes de receuil. Le matin vers 8h30 les taux sont 5 à 6 fois supérieurs aux taux recommandé par l’OMS. Peu importe le lieu de vie, tout le monde respire allégrement des microparticules 2,5! Peu importe le niveau de vie, tous les enfants sont pollués de la même façon. Par endroit, les taux relevés sont de 2 à 6 fois supérieur à l’objectif de qualité de l’OMS.

Mais les microparticules ne détruisent pas que les enfants : elles sont reconnues comme cancérigènes, mais elles ont de nombreuses autres incidences sur la santé, elles favorisent entre autres, l’asthme, les infections ORL, les rhumes et grippes, l’hypersensibilité aux allergènes alimentaires , la maladie coronaire,  l’infarctus du myocarde (risque multiplié par 3), l’obstruction des artères carotides (+4.1% obstruction / 10 μg/m3), le risque d’événements cardio-vasculaires (+ 24% / 10μg/m3), le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (+35 % en zone de forte densité routière), le risque de prématurité et e faible poids de naissance.

Cette pollution tuera cette année plus que les radiations de Fukushima, que fait-on pour les éviter?

Source

Bébé ou conduire, il va falloir choisir ! Dossier de presse Mars 2011

Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, lutter contre la pollution des diesels en ville pourrait sauver 25 000 vies par an

Selon une étude menée pendant 3 ans par l’Institut National de Veille Sanitaire, renforçer la lutte contre les particules fines issue des véhicules diesels, pourrait sauver 19.000 vies par an dans 25 grandes villes européennes dont neuf françaises. Le projet Aphekom* mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, a rendu aujourd’hui public les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Les conclusions de ce projet sont claires :

-  Diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l’air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d’augmentation de l’espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé ;
- Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

Les particules fines PM2,5 proviennent essentiellement de la combustion du fuel, du bois ou du charbon et sont émises par des industries et des véhicules diesels. En France, le deuxième Plan national santé environnement (PNSE2) 2009-13 a fixé pour les PM2,5 un seuil de 15 µg/m3, valeur guide à partir de 2010 et obligatoire à partir de 2015, représentant une baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2009. Ce plan est non seulement déjà dépassé mais n’est en fait pas appliqué. Avez vous vu le moindre changement sur la RN20?

La pollution aux particules fines a un impact sur l’espérance de vie et les dépenses de santé : Eviter 19.000 décès par an, dont 15.000 des suites de maladies cardiovasculaires, a été calculés en prenant l’hypothèse que les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5µm) seraient ramenés au seuil de 10 µg/m3 : atteindre un tel objectif de réduction de ces polluants augmenterait jusqu’à 22 mois la durée de vie des personnes âgées de 30 ans et plus ; 10 µg/m3 est la valeur guide préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui n’est absolument pas respectée dans notre pays. Par ailleurs, le respect des 10 µg/m3 dans les 25 villes européennes économiserait 31,5 milliards d’euros, en améliorant l’espérance de vie, en réduisant les dépenses de santé et l’absentéisme.

Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique :

Aphekom a montré qu’habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques. Il a été estimé notamment que dans certaines villes polluées le fait d’habiter à proximité du trafic routier, en moyenne à 150 mètres de routes où circulent 10.000 véhicules ou plus par jour, pourrait être responsable d’environ 15 % à 30% des asthmes de l’enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic. Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s’élèverait à environ 300 millions d’euros chaque année.

Informer pour agir : l’objectif ultime du projet Aphekom
Le projet Aphekom met ses résultats et ses outils à disposition des décideurs politiques pour les aider à formuler des politiques locales, nationales et européennes plus efficaces. Il apporte des éléments aux professionnels de santé pour mieux conseiller les personnes vulnérables, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens afin qu’ils puissent mieux protéger leur santé. Notre ministre de l’environnement et des transports, Madame Kosciusko-Morizet lira t-elle les conclusions de ce projet et agira t-elle enfin?

Source

Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires etéconomiques de la pollution urbaine en Europe
Institut National de Veille Sanitaire  2 mars 2011

www.aphekom.org et www.invs.sante.fr

Programme Aphekom

Summary report of the Aphekom project 2008-2011

Le bruit lié au trafic automobile cause des milliers d’AVC : que font nos élus?

Cette courbe montre les différentes mesures du bruit routier au cours de l’étude, au domicile des participants.
Nous y avons rajouté le niveau de bruit enregistré sur les bords de la RN20.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause importante de décès et de handicap. Ils sont causé par unn caillot bloquant une artère du cerveau (80% des cas), ou encore par une artère du cerveau qui se met à saigner (20% des cas). Ils sont plus fréquents chez les personnes ayant une hypertension artérielle en particulier si elle est mal contrôlée. Des scientifiques Danois ont voulu évaluer si le bruit généré par les routes pouvaient en plus du risque d’hypertension et d’infarctus du myocarde, augmenter aussi le risque d’accidents vasculaires cérébraux.

Passage de poids lourds en pleine nuit, klaxonnes, revêtement ancien de la chaussée, excès de vitesse, pluie, sont autant de facteurs qui accroissent encore le bruit généré par le trafic routier. Seuls les élus locaux et les préfets sont compétents pour améliorer cet environnement routier subit par les habitants. Ils ont donc une responsabilité majeure sur les conséquences engendrée par ces bruits liés à la route.

150 000 français font un AVC chaque année, au moins 20% en meurent dans le mois qui suit et 60% en gardent des séquelles à vie (paralysies).

Quel lien entre route et accident vasculaire cérébral?

Une population de 57 053 personnes, âgée de 50 à 64 ans, donc assez jeune, a été invitée à participer à l’étude. Un bilan du mode de vie (alimentation, exercice physique..), des facteurs de risques (tabac, hypertension…), pouvant favoriser les accidents vasculaires cérébraux étaient réalisés chez chacun des volontaires. Leurs adresses étaient collectées et un bilan d’exposition au trafic routier était réalisé à chacun des domiciles à 4 reprises au cours de l’étude. Le bruit était mesuré à différentes reprises pour chaque domicile : il était mesuré sur la façade la plus exposée, de 07 heure à 19 heure, de 19 heure à 22 heures, puis de 22 heures à 7 heures du matin. Afin d’isoler la responsabilité du bruit lié au trafic, les scientifiques ont recherché tout autre cause environnementale susceptible d’accroitre le risque d’accidents vasculaires cérébraux. Les bruits éventuellement associés d’un chemin de fer ou d’un aéroport à proximité des domiciles étaient ainsi mesurés : 17% des participants étaient exposés à un bruit de chemin de fer supérieur à 60 dB et 1% aux bruits aériens supérieurs à 55 dB. La pollution aux dioxydes a également été évaluée de 1993 à 2006 à toutes les adresses des participants.

Sur une durée de suivi de 6 ans des 51 485 participants âgés de 50 à 64 ans, 1881 (3,7%) ont fait un accident vasculaire cérébral. Chaque augmentation de 10 dB s’associe à une augmentation de 14% du risque d’accident vasculaire cérébral et cela indépendamment de tous les autres facteurs, que ce soit la pollution, l’existence d’une hypertension, ou l’existence d’autres sources de bruits qui vont bien sur augmenter ce risque. Pour les personnes âgées de plus de 64,5 ans, ce risque monte à +23%. (les risques absolus ne sont pas disponibles)

Le risque d’accident vasculaire cérébral causé par le bruit va toucher en particulier les personnes les plus fragiles, les personnes qui ont plus de 64 ans. Pour les participants les plus jeunes de l’étude, le risque d’accident vasculaire cérébral est associé au bruit pour un bruit supérieur à 77 dB et s’accroit même de 48%. Pour les plus âgés, le risque d’accident vasculaire cérébral s’accroit pour des bruits inférieurs à 60 dB.

Si l’on rapporte ces résultats sur le bruit provoqués par la RN20, on voit que les habitants subissent un bruit déjà bien plus élevé que les patients de l’étude. Le risque pour les habitants le long de la RN20 est donc parmi les plus élevés. Par ailleurs le bruit sur le RN20, atteint largement les 77 dB, un bruit qui augmente aussi, selon l’étude, le risque d’accidents vasculaires cérébraux chez les plus jeunes (autour de 50 ans).

Le lien entre le bruit du trafic routier et le risque d’accident vasculaire cérébral pourrait également être encore augmenté par un trafic nocturne particulièrement bruyant. Les troubles du sommeil contribuent aux risques vasculaires cardiaques et cérébraux. Ceci est encore plus vrai pour les personnes âgées du fait des problèmes de sommeil qu’elles rencontrent

Il revient à nos élus locaux et au préfet de l’Essonne de veiller à l’application des loies sur la circulation et sur la nocivité du bruit. Combien d’élus cherchent seulement à les appliquer. Cette inefficacité tue des habitants de nos communes chaque année.

Source

Road traffic noise and stroke: a prospective cohort study
Mette Sørensen, Martin Hvidberg, Zorana J. Andersen, Rikke B. Nordsborg, Kenneth G. Lillelund, Jørgen Jakobsen, Anne Tjønneland, Kim Overvad, Ole Raaschou-Nielsen
European Heart Journal Advance Access published January 25, 2011

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