La pollution automobile touche fortement les bébés en poussette

Le mois dernier, l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) rendait publique les résultats de l’étude « Aphekom », démontrant, que les microparticules PM 2,5 émises par les véhicules roulant au diesel sont à l’origine de 15 % des asthmes chez l’enfant (pour ceux habitant où étant dans une école à 150 mètre d’une voie où passent 10 000 voitures par jour; ce sont plus de 70 000 véhicules qui transitent chaque jour sur la RN20!). Aucun commentaire politique n’a accompagné cette publication témoignant du refus des femmes et hommes politiques à évoquer les désastres de l’automobile. Il est facile de communiquer sur l’arrêt des gaz de schistes, moins sur les décès causés par la pollution automobile. Létude « Aphekom » concluait qu’en réduisant l’émisson de ces microparticules, 29 000 vies pourraient être sauvées. L’intoxication  des enfants débute très tôt, en fait dès l’âge de la poussette, placée à une hauteur où stagne les pollutions automobiles.

L’Association Santé France Environnement a voulu confirmer cet effet sur les bébés dans la vie réelle. L’objectif était de « faire une photograohie » permettant d’observer ce que respire un bébé lorsqu’il est promené dans la rue. L’étude a été réalisée dans les rues d’Aix en Provence. Deux poussettes ont été équipées de capteurs de microparticules PM 2,5 qui ont suivi les parcours type de parents déposant leurs enfants à l’école et au collège le matin, puis les récupérant le soir. Les deux poussettes ont parcouru en simultané le jeudi 10 mars entre 08h00 et 10h00 et entre 17h00 et 19h00 deux parcours dans deux quartiers différents de la ville – l’un réputé plus aisé que l’autre.

«De nombreuses études scientifiques ont montré que les enfants étant exposés aux pollutions automobiles, et notamment aux microparticules développaient plus facilement asthme, infections ORL et allergies respiratoires. Or, en poussette nos enfants sont aux premières loges pour inhaler les pots d’échappement des véhicules forts nombreux à Aix-en-Provence où les transports collectifs sont sous-développés… » affirme le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement France.

Les résultats :

Pour les microparticules, PM 2,5, les élus français n’ont toujours pas trouvé le temps de voter une réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3. Sur les deux parcours, matin comme soir, les taux ne sont quasiment jamais inférieurs à 20 μg/m3 comme le montrent les courbes de receuil. Le matin vers 8h30 les taux sont 5 à 6 fois supérieurs aux taux recommandé par l’OMS. Peu importe le lieu de vie, tout le monde respire allégrement des microparticules 2,5! Peu importe le niveau de vie, tous les enfants sont pollués de la même façon. Par endroit, les taux relevés sont de 2 à 6 fois supérieur à l’objectif de qualité de l’OMS.

Mais les microparticules ne détruisent pas que les enfants : elles sont reconnues comme cancérigènes, mais elles ont de nombreuses autres incidences sur la santé, elles favorisent entre autres, l’asthme, les infections ORL, les rhumes et grippes, l’hypersensibilité aux allergènes alimentaires , la maladie coronaire,  l’infarctus du myocarde (risque multiplié par 3), l’obstruction des artères carotides (+4.1% obstruction / 10 μg/m3), le risque d’événements cardio-vasculaires (+ 24% / 10μg/m3), le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (+35 % en zone de forte densité routière), le risque de prématurité et e faible poids de naissance.

Cette pollution tuera cette année plus que les radiations de Fukushima, que fait-on pour les éviter?

Source

Bébé ou conduire, il va falloir choisir ! Dossier de presse Mars 2011

Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, lutter contre la pollution des diesels en ville pourrait sauver 25 000 vies par an

Selon une étude menée pendant 3 ans par l’Institut National de Veille Sanitaire, renforçer la lutte contre les particules fines issue des véhicules diesels, pourrait sauver 19.000 vies par an dans 25 grandes villes européennes dont neuf françaises. Le projet Aphekom* mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, a rendu aujourd’hui public les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Les conclusions de ce projet sont claires :

-  Diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l’air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d’augmentation de l’espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé ;
- Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

Les particules fines PM2,5 proviennent essentiellement de la combustion du fuel, du bois ou du charbon et sont émises par des industries et des véhicules diesels. En France, le deuxième Plan national santé environnement (PNSE2) 2009-13 a fixé pour les PM2,5 un seuil de 15 µg/m3, valeur guide à partir de 2010 et obligatoire à partir de 2015, représentant une baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2009. Ce plan est non seulement déjà dépassé mais n’est en fait pas appliqué. Avez vous vu le moindre changement sur la RN20?

La pollution aux particules fines a un impact sur l’espérance de vie et les dépenses de santé : Eviter 19.000 décès par an, dont 15.000 des suites de maladies cardiovasculaires, a été calculés en prenant l’hypothèse que les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5µm) seraient ramenés au seuil de 10 µg/m3 : atteindre un tel objectif de réduction de ces polluants augmenterait jusqu’à 22 mois la durée de vie des personnes âgées de 30 ans et plus ; 10 µg/m3 est la valeur guide préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui n’est absolument pas respectée dans notre pays. Par ailleurs, le respect des 10 µg/m3 dans les 25 villes européennes économiserait 31,5 milliards d’euros, en améliorant l’espérance de vie, en réduisant les dépenses de santé et l’absentéisme.

Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique :

Aphekom a montré qu’habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques. Il a été estimé notamment que dans certaines villes polluées le fait d’habiter à proximité du trafic routier, en moyenne à 150 mètres de routes où circulent 10.000 véhicules ou plus par jour, pourrait être responsable d’environ 15 % à 30% des asthmes de l’enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic. Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s’élèverait à environ 300 millions d’euros chaque année.

Informer pour agir : l’objectif ultime du projet Aphekom
Le projet Aphekom met ses résultats et ses outils à disposition des décideurs politiques pour les aider à formuler des politiques locales, nationales et européennes plus efficaces. Il apporte des éléments aux professionnels de santé pour mieux conseiller les personnes vulnérables, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens afin qu’ils puissent mieux protéger leur santé. Notre ministre de l’environnement et des transports, Madame Kosciusko-Morizet lira t-elle les conclusions de ce projet et agira t-elle enfin?

Source

Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires etéconomiques de la pollution urbaine en Europe
Institut National de Veille Sanitaire  2 mars 2011

www.aphekom.org et www.invs.sante.fr

Programme Aphekom

Summary report of the Aphekom project 2008-2011

Le bruit lié au trafic automobile cause des milliers d’AVC : que font nos élus?

Cette courbe montre les différentes mesures du bruit routier au cours de l’étude, au domicile des participants.
Nous y avons rajouté le niveau de bruit enregistré sur les bords de la RN20.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause importante de décès et de handicap. Ils sont causé par unn caillot bloquant une artère du cerveau (80% des cas), ou encore par une artère du cerveau qui se met à saigner (20% des cas). Ils sont plus fréquents chez les personnes ayant une hypertension artérielle en particulier si elle est mal contrôlée. Des scientifiques Danois ont voulu évaluer si le bruit généré par les routes pouvaient en plus du risque d’hypertension et d’infarctus du myocarde, augmenter aussi le risque d’accidents vasculaires cérébraux.

Passage de poids lourds en pleine nuit, klaxonnes, revêtement ancien de la chaussée, excès de vitesse, pluie, sont autant de facteurs qui accroissent encore le bruit généré par le trafic routier. Seuls les élus locaux et les préfets sont compétents pour améliorer cet environnement routier subit par les habitants. Ils ont donc une responsabilité majeure sur les conséquences engendrée par ces bruits liés à la route.

150 000 français font un AVC chaque année, au moins 20% en meurent dans le mois qui suit et 60% en gardent des séquelles à vie (paralysies).

Quel lien entre route et accident vasculaire cérébral?

Une population de 57 053 personnes, âgée de 50 à 64 ans, donc assez jeune, a été invitée à participer à l’étude. Un bilan du mode de vie (alimentation, exercice physique..), des facteurs de risques (tabac, hypertension…), pouvant favoriser les accidents vasculaires cérébraux étaient réalisés chez chacun des volontaires. Leurs adresses étaient collectées et un bilan d’exposition au trafic routier était réalisé à chacun des domiciles à 4 reprises au cours de l’étude. Le bruit était mesuré à différentes reprises pour chaque domicile : il était mesuré sur la façade la plus exposée, de 07 heure à 19 heure, de 19 heure à 22 heures, puis de 22 heures à 7 heures du matin. Afin d’isoler la responsabilité du bruit lié au trafic, les scientifiques ont recherché tout autre cause environnementale susceptible d’accroitre le risque d’accidents vasculaires cérébraux. Les bruits éventuellement associés d’un chemin de fer ou d’un aéroport à proximité des domiciles étaient ainsi mesurés : 17% des participants étaient exposés à un bruit de chemin de fer supérieur à 60 dB et 1% aux bruits aériens supérieurs à 55 dB. La pollution aux dioxydes a également été évaluée de 1993 à 2006 à toutes les adresses des participants.

Sur une durée de suivi de 6 ans des 51 485 participants âgés de 50 à 64 ans, 1881 (3,7%) ont fait un accident vasculaire cérébral. Chaque augmentation de 10 dB s’associe à une augmentation de 14% du risque d’accident vasculaire cérébral et cela indépendamment de tous les autres facteurs, que ce soit la pollution, l’existence d’une hypertension, ou l’existence d’autres sources de bruits qui vont bien sur augmenter ce risque. Pour les personnes âgées de plus de 64,5 ans, ce risque monte à +23%. (les risques absolus ne sont pas disponibles)

Le risque d’accident vasculaire cérébral causé par le bruit va toucher en particulier les personnes les plus fragiles, les personnes qui ont plus de 64 ans. Pour les participants les plus jeunes de l’étude, le risque d’accident vasculaire cérébral est associé au bruit pour un bruit supérieur à 77 dB et s’accroit même de 48%. Pour les plus âgés, le risque d’accident vasculaire cérébral s’accroit pour des bruits inférieurs à 60 dB.

Si l’on rapporte ces résultats sur le bruit provoqués par la RN20, on voit que les habitants subissent un bruit déjà bien plus élevé que les patients de l’étude. Le risque pour les habitants le long de la RN20 est donc parmi les plus élevés. Par ailleurs le bruit sur le RN20, atteint largement les 77 dB, un bruit qui augmente aussi, selon l’étude, le risque d’accidents vasculaires cérébraux chez les plus jeunes (autour de 50 ans).

Le lien entre le bruit du trafic routier et le risque d’accident vasculaire cérébral pourrait également être encore augmenté par un trafic nocturne particulièrement bruyant. Les troubles du sommeil contribuent aux risques vasculaires cardiaques et cérébraux. Ceci est encore plus vrai pour les personnes âgées du fait des problèmes de sommeil qu’elles rencontrent

Il revient à nos élus locaux et au préfet de l’Essonne de veiller à l’application des loies sur la circulation et sur la nocivité du bruit. Combien d’élus cherchent seulement à les appliquer. Cette inefficacité tue des habitants de nos communes chaque année.

Source

Road traffic noise and stroke: a prospective cohort study
Mette Sørensen, Martin Hvidberg, Zorana J. Andersen, Rikke B. Nordsborg, Kenneth G. Lillelund, Jørgen Jakobsen, Anne Tjønneland, Kim Overvad, Ole Raaschou-Nielsen
European Heart Journal Advance Access published January 25, 2011

Lire aussi le chapitre consacré aux conséquences du bruit sur notre santé

2011 commence mal sur la RN20

Voici un mail qu’à reçu le Comité Nationale 20 aujourd’hui, nous le partageons avec vous :

Bonjour,

“Il y a eu un accident trés important dans la nuit du 08 janvier au 09 janvier 2011, rien n’apparait dans les journaux, avez vous reçu cette news? je suis passé à 00H ce jour la, 2 VL impliqués, dispositif : un poids-lourd de désincarcération, 2 VL premiers secours pompiers, 4 ou 5 VL secours d’urgences SAMU, deux 4X4 du SAMU, police, et rien dans les infos ni sur le net… Nous cacherait-on la vérité sur la dangerosité de la N20 ? ”
En même temps je passe un coup de gueule aux pouvoir public ! : Pratiquement jamais de contrôle radar de nuit comme de jour pour les PL Espagnoles et Portugais qui roulent parfois sur le tronçon Arpajon-Linas à 100 Km/h !!! Pour les tarés du volant qui zigzag entre les voitures, qui grilles les feux, et j’en passe et des meilleurs ! J’ai failli me faire pousser par l’un deux car meme à 75km/h je ne roulais pas assez vite.
Messages aux automobilistes : des qu’il y a un contrôle radar, soyez intelligent, cette portion etant dangereuse, ne faites pas d’appel de phares! Ceux qui roulent vite ici, tant pis,ma vie est trop précieuse !
Si vous avez des informations ou des documents sur cet accident, n’hésitez pas à nous les faire parvenir, nous les publierons sur le site, pour que l’information existe!

Au moment ou Madame  Kosciusko-Morizet, après tant d’années de pouvoir, évoque aux voeux de nouvel an “qu’elle” a réussi à débloquer des fonds pour la RN20…(Il s’agit en fait de fonds pour faires des études sur la RN20), la vie réelle encore une fois nous rattrape et montre à quel point le manque d’action des responsables locaux et nationaux coûte des vies aux usagers de la RN20. Tout le monde sait que la vitesse et les poids lourds tuent rapidement sur cette route, que sa pollution extrême tue lentement les habitants des villes situées sur son trajet, et visiblement nos élus ne semblent pas très pressés d’agir.

Les enfants dont l’école est proche d’une route à fort trafic routier ont 45% de risques supplémentaires de souffrir d’un asthme

Cette nouvelle étude qui lie le risque d’asthme chez l’enfant à la pollution générée par le trafic routier met en évidence que le risque d’asthme est aussi important lorsque l’exposition à la pollution a lieu à l’école que lorsqu’elle à lieu au domicile de l’enfant, alors même que l’enfant ne passe qu’un tiers de son temps dans son école. Les enfants dont les écoles sont localisées à proximité d’une route à fort trafic ont 45% plus de risque de développer un asthme, même si leur domicile est situé en pleine campagne. L’article est publiée dans la revue médicale  Environmental Health Perspectives.

L’asthme est une souffrance respiratoire bien connue chez les enfants des pays industrialisés dont la survenue a été liée à des facteurs environnementaux tels que la pollution liée au trafic automobile.

“Alors que les conséquences de la densité du trafic automobile à proximité des lieux d’habitations a été reconnue comme un facteur déclenchant de l’asthme chez l’enfant, il  n’y avait encore eu que peu d’études menées sur la pollution à proximité des école et le risque de survenue d’un asthme chez les écoliers” explique l’auteur de l’étude, le docteur Rob McConnell,  “L’exposition à la pollution automobile en dehors du domicile des enfants, en particulier là où les enfants passent une grande partie de leur journée, font du sport, apparaît dorénavant également comme un risque majeur de survenue d’un asthme“.

L’étude a été menée auprès de 2497 enfants âgés de 6 à 7 ans, et n’ayant pas d’asthme lors du début de l’étude. L’étude à durée 3 ans. Les scientifiques ont mesuré précisément la pollution automobile à proximité des domiciles de chaque enfants et des écoles qu’ils fréquentaient. L’évaluation de la pollution à tenue compte du volume du trafic routier, de la distance séparant les écoles des routes à fort trafic et des conditions météorologiques. La quantité d’ozone, de dioxyde d’azote (NO2) et des particules émises par les moteurs à combustion (PM 10, PM 2,5) ont été mesuré de manière continue. Cela a ainsi permis de rechercher un lien entre la pollution et la survenue d’asthme chez le jeune enfant.

Durant l’étude 120 enfants, soit 5%, ont développé un asthme nouveau. Le risque de développer un asthme est équivalent au domicile et à l’école,  et il est proportionnel au temps passé au domicile et à l’école. Le risque est augmenté de +51% au domicile et de +45% à l’école, une différence non significative montrant donc un risque comparable entre les deux lieux.  Le taux de dioxyde d’azote est particulièrement coupable avec une augmentation du risque moyen de +218% et variant de +118 à +401% entre les endroits les moins pollués et les endroits les plus pollués.

Bien que les enfants passent moins de temps à l’école, les activités physiques qu’ils y réalisent, augmentant la ventilation pulmonaire, augmentent d’autant les doses de polluants pénétrant les poumons explique le Dr McConnell. Par ailleurs une étude précédente avait noté l’importance de la concentration des particules polluantes dans les salles de classes (La route pollue aussi dans les salles de classe“)

Aux Etats-Unis, une loi interdit la construction d’écoles, de campus ou de stades de sport à proximité des routes à fort trafic routier, pourtant cette loi n’est malheureusement pas toujours respectée. “Il est important de comprendre comment agissent ces micro-environnements au sein desquels les enfants passent une grande partie de leur temps. Des lois doivent réduire l’exposition à la pollution du trafic routier afin de prévenir les maladies que cette pollution engendre” ajoute encore le Dr McConnell.

Plusieurs écoles sont localisées à proximité de la RN20 comme par exemple l’école du Sacré-Coeur à Montlhéry (Photo), située à moins de 100 mètres de la pollution générée par la RN20. AIRPARIF a démontré que le taux de dioxyde d’azote y est deux fois plus élevé que la limite supérieure tolérée. De nombreux enfants doivent donc devenir asthmatiques à cause de la pollution générée par un trafic routier non régulé le long de la RN20. Qu’attendent les élus pour réagir à cette situation?

Source

Childhood Incident Asthma and Traffic-Related Air Pollution at Home and School
McConnell et al.
Environmental Health Perspectives, 2010

La pollution automobile augmente la mortalité des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral

La pollution de l’air, produite en majorité par les automobiles et les camions, augmente la mortalité des patients ayant souffert préalablement d’un accident vasculaire cérébral, démontre une étude menée en Angleterre.

Les médecins de l’university of Sheffield ont suivi un nombre important de patients, exactement  3320 hommes et femmes vivant dans le sud de Londres ete qui avaient eu un accident vasculaire cérébral entre 1995 et 2005. Ils ont utilisée les mesures de polluants automobiles, le dioxyde d’azote et les particules fines, en majorité relargué par les moteurs diesels, qui sont inhalées favorisant les difficultés respiratoires et d’autres problèmes cardio-respiratoires.

L’étude, publiée dans la revue Stroke (qui signifie accident vasculaire cérébral en anglais), apporte des résultats qui une fois de plus montre l’empoisonnement urbain grandissant produit par les gaz d’échappement automobile et la nécessité d’une régulations, ou au moins du respect des règlementation adoptées en Europe.

Les résultats démontrent en effet une augmentation de 28% de la motalité quand le dioxyde d’azote atteint 10 microgrammes par mètre cube. L’augmentation de la concentration en particules fines augmente le risque de décès de 52%.

Ce sont les zones urbaines qui possèdent des routes à fort débit qui produisent cette pollution. Dans ces zones, au cours de l’étude 975 des 1659 patient y vivant sont décédés contre 881 sur 1658 dans les zones où ces routes à fort débit et donc à pollution élevée n’existent pas. Et ce risque reste persistant, même en prenant en compte tous les autrse facteurs de risques tels que l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques et le diabète.

Une réduction de seulement 10% de la pollution épargnerait 22% des décès expliquent encore les auteurs. Quand les hommes et femmes politiques en charge de la région prendront enfin les mesures qui s’imposent? Le risque est connu, ses conséquences aussi. Comment appelle t-on l’inaction à ce niveau?

Source

Impact of Outdoor Air Pollution on Survival After Stroke. Population-Based Cohort Study
Ravi Maheswaran MD*; Tim Pearson MSc; Nigel C. Smeeton MSc; Sean D. Beevers MSc; Michael J. Campbell PhD; and Charles D. Wolfe
SROKE Published Online on March 25, 2010

Le danger des camions sur la RN20 : Le Comité Nationale 20 participe au reportage d’Arte

Dans le cadre d’une émission sur les effets conséquences néfastes des poids lourds, ARTE est venu tourné à Montlhéry, bel exemple de ce que laisse faire nos élus sur la RN20. ARTE  ne dit pas que les camions sont légalement interdits sur la RN20, la séquence ayant été coupée au montage. Néanmoins le reportage est bien fait et met en évidence les conséquences sur la santé des gaz toxiques rejetés le long de la RN20 et mesurés par AIRPARIF.

Le Comité Nationale 20 lance une campagne de sensibilisation aux dangers de la RN20

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Pollutions, camions, accidents de la route, mise en dangers des piétons, la Route Nationale 20 reste un danger persistant au coeur des villes qu’elle traverse. Pour rassembler les habitants de ces cités, le Comité Nationale 20 lance une opération citoyenne de prévention avec un slogan “Protégeons-nous, Ensemble changeons la RN20″ pour que cesse cette “mise en danger d’autrui” permanente.

La RN20, sur le tronçon Longjumeau-Linas, ce sont 3000 poids-lourds par jour sur une voie pourtant interdite aux plus de 3,5 tonnes, ce sont en plus 60 000 véhicules qui font de Montlhéry par exemple, une des villes les plus polluées d’Ile-de-France. La pollution atmosphérique atteint des sommets : le benzène, un cancérigène, atteint sur la RN20 son taux le plus élevé d’Ile-de-France, le dioxyde d’azote culmine à des valeurs doubles de celle légalement autorisée.

C’est en informant tous les habitants de ces villes traversées par la RN20 que le Comité Nationale 20 espère qu’un rassemblement suffisamment important permette de sensibiliser les élus, aujourd’hui  grands absents face aux dangers qui menace la population.

Le Comité Nationale 20 a participé à une émission de télévision qui sera diffusée sur France 5 dans l’émission Global Mag le 02 novembre 2010 à 13h30 et visible encore ne semaine après sa première diffusion sur internet.

Le Comité Nationale 20 a demandé le soutien de la Prévention Routière et du Ministère de l’Ecologie.

Un autocollant (cf photo) sera distribué aux habitants, commerçants, et artisants qui ainsi, pourront témoigner de leur soutien au projet “Protégeons-nous, Ensemble changeons la RN20″.

La pollution de l’air augmente les arrêts cardiaques mortels

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Une étude menée dans la ville de New-York démontre que les fines particules présentes dans l’air, essentiellement à cause de la pollution, favorisent la survenue d’arrêts cardiaques mortels.

“Dès que le niveau de ces particules augmentent, le nombre d’arrêts cardiaques augmente” explique le Docteur Robert A. Silverman, auteur de cette étude. Plusieurs études ont relié la pollution de l’air avec la survenue de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’asthme et de pathologies pulmonaires chroniques.

L’objectif de cette nouvelle étude était de déterminer si les fines particules produites par la combustion des moteurs de voitures et des centrales au charbon augmentent le risque de mort subite. 300 000 personnes décèdent de mort subite chaque année aux Etats-Unis, entre 30 000 et 50 000 en France.

Lorsqu’un arrêt cardiaque survient en dehors d’un hôpital, seulement 8% des malades survivent. Les scientifiques ont analysé les données de 8 216 arrêts cardiaques survenus à New-York entre 2002 et 2006.

Lorsqu’ils ont corrélé la survenue de ces arrêts cardiaques avec le niveau de pollution et en particulier avec le niveau de particules fines (dénommées 2,5 ppm), les scientifiques retrouvent que le risque d’arrêt cardiaque augmente de 4% à 10% pour chaque augmentation de particules fines de 10 microgrammes par m3.

Le risque est plus élevé dès que les températures montent. L’effet de la pollution est le même chez l’homme et chez la femme. Les autres polluants n’intervenaient pas sur ce risque d’arrêt cardiaque.

Etre confiné à l’intérieur d’un bâtiment n’offre qu’une protection limitée car ces particules pénètrent dans les immeubles et les maisons” explique Silverman. Ce qu’il faut retenir, c’est que “plus il y a de pollution, plus il y a d’arrêts cardiaques avec une très petite chance de survie”.

“Contrôler la pollution de l’air est une méthode prophylactique simple permettant de réduire la mortalité cardiaque” explique encore Silverman. Il faut aussi noter que les taux recommandés de taux de particules (35 microgrammes/m3) sont rarement dépassés au cours des mesures analysés dans l’étude, ce qui démontre que ces taux ne protègent pas la santé humaine“, conclue le Dr Silverman.

Source

Association of Ambient Fine Particles With Out-of-Hospital Cardiac Arrests in New York City
Robert A. Silverman, Kazuhiko Ito, John Freese, Brad J. Kaufman,Danilynn De Claro, James Braun, David J. Prezant
American Journal of epidemiology (2010) First published online: August 20, 2010

Voilà pourquoi l’interdiction des poids lourds doit être respectée sur la RN20

accident

Un accident de la circulation impliquant un Poids Lourd conduit par un Polonais a fait quatre morts d’une même famille, dont deux enfants de 2 et 6 ans, ainsi que huit blessés sur l’A9, entre Béziers et Narbonne. Le conducteur du poids lourd, âgé de 55 ans, a été placé en garde à vue.

Cet accident aurait été provoqué par l’éclatement du pneu d’un poids lourd. Le conducteur, âgé de 55 ans, a alors perdu le contrôle de son poids lourd qui a traversé la barrière centrale avant d’aller percuter quatre véhicules qui arrivaient en face.Deux pères de famille et leurs deux enfants ont alors été tués. Quatre personnes ont été tuées dans cet accident : un père de famille de 29 ans et son enfant de 2 ans, dans un premier véhicule, et un autre père de famille de 39 ans et son fils de 6 ans, dans un autre véhicule qui suivait. Tous appartenaient à la même famille et revenaient de vacances, les deux épouses des victimes étant soeurs.

Huit autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 8 ans, sérieusement atteinte. Le conducteur du poids-lourd travaillant pour une entreprise allemande, sorti indemne de l’accident, a été placé en garde à vue. Les premiers relevés alcoolémiques se sont révélés négatifs ainsi que les tests salivaires de stupéfiants. Toutefois, une prise de sang du chauffeur a été effectuée pour confirmer le résultat de ce test.

Conséquence du premier accident, un second accident s’est produit peu de temps après, dans le même secteur impliquant de nouveau un poids lourds qui a percuté un taxi, faisant cette fois sept blessés, dont un grièvement.

Plusieurs autres accidents au cours de ce début d’été ont impliqué à chaque fois des poids lourds qui représentent un véritable danger supplémentaire au sein d’une ville comme celles que traversent la RN20.

Sur les routes françaises, 4 262 personnes ont trouvé la mort en 2009, soit en moyenne 12 par jour. La France compte encore 50 à 60 % de tués en plus que la Suède ou la Grande-Bretagne….sans compter 83 911 personnes blessées en 2009 soit 230 par jour en moyenne.

Photo : ne représente pas l’accident décrit dans l’article mais un autre accident de poids lourd également sur l’A9, survenu le 19 février 2008


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