Category: Camions

Pollution chimique sur la RN20 : ultime soubresaut de l’incapacité des autorités à protéger la population?

Un camion transportant des milliers de litres de produits chimiques dangereux a pris feu sur la RN20, au coeur de Linas, mercredi soir. L’embrasement d’une voiture à proximité aurait déclenché l’incendie du poids lourd qui contenait 1200 litres d’ammoniaque, 4000 litres d’acide sulfurique. de l’isopropanol, des l’acides fluorhydriques, et de l’acide chlorhydrique.

Ces produits chimiques, dont certains étaient très inflammables, ont émis pendant des heures des vapeurs toxiques, des milliers de litres se sont également répandus dans les cours d’eau avoisinants (l’Orge) et à travers les bouches d’égouts qui avaient fondu sous la chaleur. On ne voit dorénavant plus du sinistre qu’une large bande de terre retournée à proximité du restaurant Courtepaille, les pompiers ayant été obligés de retirer des tonnes de terre contaminée et de remblayer ensuite le trou.

Ce nouvel accident met encore une fois en lumière les dangers courus par la population, en particuliers par les résidants les plus proches de la RN20.

Quels sont les dangers des produits chimiques ainsi répandus?

- L’ammoniaque est  très volatil quand il est concentré, le gaz libéré (l’ammoniac) est extrêmement irritant et peut provoquer de vives douleurs. De plus, son mélange avec l’iode peut présenter des caractères explosifs. C’est un produit corrosif et qui porte atteinte à l’environnament.

- L‘acide sulfurique est plus connu sous le nom de vitriol. Pur, il se présente sous la forme d’un liquide visqueux, incolore et inodore. En brulant à 337°C,  il libére du trioxyde de soufre et à température plus élevée qui était celle de l’incendie il se transforme en dioxyde de soufre (SO2), un gaz incolore, dense et toxique, dont l’inhalation est fortement irritante. Le dioxyde de soufre provoque un danger pour la santé dans lors de son inhalation, de son ingestion ou lors du contact avec la peau et les muqueuses. La pollution atmosphérique par le SO2 jouerait aussi un rôle dans l’apparition de ces réactions d’intolérance. De plus, les sujets asthmatiques sont beaucoup plus sensibles que la moyenne des gens. Il est mutagène. C’est le dioxyde de souffre qui, le mercredi 22 juin 2011, suite à un problème technique lors de la fermeture d’une vanne à la raffinerie de Feyzin, intoxiqua de nombreuses personnes dans la Banlieue Lyonnaise.

- L’isopropanol, ou alcool isopropylique est un composé chimique inflammable et irritant. Il doit être maintenu loin de la chaleur et de toute flamme. Les symptômes de l’empoisonnement à l’isopropanol se traduisent par des maux de tête, vertiges, dépression mentale ,nausées, vomissements, narcolepsie et coma.

-L’acide fluorhydrique est une solution aqueuse très corrosive et toxique de fluorure d’hydrogène. C’est un produit extrèmment toxique : inhalé, ses vapeurs peuvent être mortelles, en provoquant la corrosion des voies aériennes. En cas de contact, il peut provoquer de très graves brulures, passe la barrière cutanée pour atteindre les os, le sang et détruire le coeur. Il peut rendre aveugle en cas de contact avec les yeux.
- L’acide chlorydrique est très utilisé dans l’industrie chimique. Il eu des utilisation comme arme de destruction au cours de la première guerre mondiale, L’acide chlorhydrique est en partie responsable des effets du gaz moutarde. En présence d’eau, par exemple à la surface des yeux ou dans les poumons, le gaz moutarde réagit en formant de l’acide chlorhydrique.
Questions :
1) De nombreux camions stationnent sur les voies de sortie ou d’entrée de la RN20 ou tout au bord en toute illégalité. Mais comme personne n’intervient, cette situation s’aggrave. On en voit les conséquences dramatiques aujourd’hui. Ces conséquences auraient pu être prévenues si élus et responsables locaux chargés du maintien de l’ordre, dont le premier d’entre eux est le préfet, faisaient le travail pour lequel ils sont rémunérés par nos impôts. Quand l’incompétence se double d’incapacité, les habitants en payent les conséquences. Les nombreux décès et accidents sur la RN20 en témoignent. Cet incendie révèle à ceux qui l’ignoraient à quel point aucune loi n’est respecté sur cet axe : et pourtant, même le ministre des transport qui a depuis plusieurs mois les moyens de changer les choses, en toute connaissance de cause, n’agit absolument pas. A quand une révolte citoyenne?
2) Quel sera le suivi médical des habitants proches? Il ne faut pas croire que parce que l’incendie est terminé, il ne peut pas il y avoir de conséquences sur la santé humaine.
3) Quel seront les conséquences sur l’environnement?
4) Le préfet réagira t-il en interdisant le stationnement des poids lourds? Interdira t-il la traversée de nos ville par des bombes chimiques sur roues?
Ainsi, en plus de la pollution par le bruit, par les gaz d’échappement des poids lourds et automobiles en surnombres, en plus des accidents à répétitions, de l’absence de protections latérales pour les piétons, et de tant d’autres problèmes, il faut dorénavant compter également avec le risque de pollution chimique. Espérons que le steak que le chauffeur dégustait probablement au Courte paille fut bien cuit.

Source

Essonne : alerte chimique sur la N 20

Incendie d’un camion de produits chimiques sur la N 20 à Linas

Les riverains de la N 20 sont à bout

NKM reste sourde aux demandes des victimes de la RN20

Trois associations, porteuses des espoirs de centaines d’habitants, ont écrit à la Ministre Kociusko-Morizet, qui a la chance d’être en charge des transports et de l’écologie, afin qu’elle prenne des mesures d’urgence sur la RN20.

Notre courrier a été envoyé il y a deux mois ; visiblement Madame Kociusko-Morizet n’est pas du tout intéressée par les problèmes auxquels est confrontée la population de l’Essonne vivant autour de la RN20. Et le problème est majeur puisque cette route continuera à tuer tant que les élus de notre république ne prendront pas la mesure de l’extrême gravité de leur inaction.

Madame la ministre, écoutez au moins le témoignage de Christiane, dont le mari a été tué il y a quelques mois sur la RN20.

Le mari de Christiane a été tué le 11/02/2011 par un camion Portuguais qui se rendait en Belgique. Le poids lourd “est arrivé sur un premier accident à toute vitesse, malgré les warnings dans la nuit“….”Cette route est un vrai danger” témoigne Christiane mettant en cause ” la vitesse excessive des camions“. “Je n’ai pas de haine ni de colère, juste une peine immense et j’aimerais éviter d’autres drames” ajoute-elle.

Et vous, Madame la ministre, le voulez-vous? Devons-nous en douter face à votre silence pesant ?

Christiane propose deux actions immédiates, qui sont aussi celles portées par les nombreux citoyens adhérents de nos trois associations :

- “Quand aux solutions, je n’en vois pas d’autre que l’interdiction totale de rouler sur la RN20 pour les camions”.

- “Si déjà l’A10 était gratuite pour les PL à partir d’Artenay, cela réduirait considérablement le trafic de la N20.”

A ce jour, comme nous le constatons tous, sur le RN20, “aucune des limitations de vitesse ne sont respectées et d’énormes 38 tonnes vous doublent très allégrement“.

Et Christiane conclue :

C’est à nos élus de faire respecter la loi et de veiller à la sécurité, ce qui et totalement bafoué sur la N20“.

Madame la ministre, combien de Poids-Lourds assassins continueront d’emprunter une voie qui, en plus, est sur une grande partie de son itinéraire, interdite aux plus de 3,5 tonnes?

Madame la Minsitre, quelle est la crédibilité d’un pouvoir public incapable de faire appliquer une loi du code de la route aussi simple qu’une interdiction aux plus de 3,5 tonnes? Quelle est la crédibilité d’un pouvoir public qui ne fait pas tout pour protéger ses concitoyens?

Madame la Ministre nous attendons tous, ainsi que Christiane, votre réponse avec impatience. Nous en appelons également aux élus locaux, qui devraient prendre ce problème à bras le corps, au Conseil Général de l’Essonne, aux députés et sénateurs qui devraient avoir à coeur de résoudre les problèmes de survie des populations locales.


Trois associations réclament des modifications urgentes de la RN20 à NKM

20110722 CourrierNKM – CN20-BVVB-A10G

Le diesel est très dangereux pour le coeur

Alors que la pollution des villes par les microparticules augmente, de plus en plus d’habitants finissent à l’hôpital suite à un infarctus ou à une mort subite” écrit le Pr Nino Künzli, cardiologue, dans un éditorial de l’European Heart Journal accompagnant cette nouvelle étude. C’est l’une des conclusion des recherches de plus en plus importantes en nombre menées sur la qualité de l’air : annuellement plus de 2000 articles médicaux sont publiés sur le sujet soit 10 fois plus qu’il y a 20 ans. Récemment, une étude démontrait par exemple que le risque d’infarctus du myocarde était multiplié par 3 dès la première heure d’exposition à un trafic automobile intense. Il est aujourd’hui avéré que la pollution de l’air, en particulier par les microparticules de taille inférieur à 2.5 μm, augmentent le nombre d’hospitalisations pour angine de poitrine, pour infarctus du coeur, pour insuffisance cardiaque, et qu’une exposition prolongée augmente les décès par maladie coronaire.

Une des conséquences de ces recherches a été la reconnaissance de normes légales de la pollution de l’air en microparticules (celles de taille supérieures à 10 μm (PM10) ou à 2.5 μm (PM2.5)), en ozone, en dioxyde de souffre, en dioxyde d’azote et autres. L’objectif premier de la fixation de ces limites est de réduire leur impact négatif sur la santé humaine. Lorsqu’elles sont respectées, ces limitation de la pollution de l’air sont efficaces, malheureusement qui tente de les faire respecter?

Des chercheurs de l’université d’Edinbourg ont mesuré l’impact des fumées produits par les véhicules diesels sur des volontaires sains, à des niveaux qui sont ceux retrouvés dans les villes. Ils ont étudié l’effet du monoxyde d’azote, du dioxyde d’azote ainsi que des microparticules émises par la combustion incomplète du diesel. Ces microparticules sont invisibles à l’oeil nu.

Les scientifiques ont d’abord comparé l’impact des fumées telles qu’elles sont produites aujourd’hui par les véhicules diesel et les camions, puis ont fait la comparaison avec les mêmes fumées mais filtrées par un dispositif bloquant les microparticules.

Le premier impact est une augmentation très importante de la pression artérielle avec 7 mmHg de différence entre les deux tests: les sujets sains soumis aux pollutions diesel non filtrées ont une pression artérielle qui atteint 145 mmHg, un chiffre qui caractérise une hypertension artérielle et fait prescrire à un médecin un médicament antihypertenseur destiné à abaisser cette pression artérielle. En fait, les mécanismes naturels de contrôle des artères qui permettent habituellement de lutter contre cette augmentation de pression sont bloqués par les microparticules.

L’auteur principal de l’étude explique que si la majorité des gens pensent que la pollution de l’air peut altèrer leur poumons et leur respiration, très peu imaginent l’impact dramatique de cette polllution sur leurs vaisseaux sanguins et sur leur coeur : ”Notre étude démontre que si les gaz d’échappement augmentent la pression artérielle, ce sont les microparticules qui sont encore les plus dangereuses. Ces microparticules produisent des radicaux libres qui détruisent les vaisseaux et provoquent une maladie des artères”, à la source des maladies cardiovasculaires comme l’infarctus et les accidents vasculaires cérébraux.

Pour le Professor Jeremy Pearson, Directeur Médical de la Fondation Britanique pour le Coeur, qui a financé l’étude, “Des vies pourraient être sauvées en réduisant ces microparticules des gaz d’échappement“.

Si les auteurs recommandent aux personnes déjà atteints d’une maladie cardiovasculaire d’éviter les zones polluées, ce conseil est évidemment difficile à suivre. D’autres moyens doivent être mis en oeuvre. Il devient difficilement compréhensible que le carburant diesel reste à un prix sponsorisé par l’état alors qu’il génère un empoisonnement collectif et généralisé provoquant de multiples pathologies cardiaques et pulmonaires. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès en France.

Les plus gros pollueurs, les poids lourds devraient être tenus à l’écart des villes tant que leur carburant n’a pas évolué ou que les véhicules ne sont pas équipés de filtres efficaces.

Source

From bench to policies: ready for a nanoparticle air quality standard?
Nino Künzli
Eur Heart J (2011)doi: 10.1093/eurheartj/ehr200 First published online: July 13, 2011

Combustion-derived nanoparticulate induces the adverse vascular effects of diesel exhaust inhalation
Nicholas L. Mills, Mark R. Miller, Andrew J. Lucking,Jon Beveridge1,Laura Flint1,A. John F. Boere,Paul H. Fokkens, Nicholas A. Boon, Thomas Sandstrom, Anders Blomberg, Rodger Duffin, Ken Donaldson, Patrick W.F. Hadoke1, Flemming R. Cassee, David E. Newby
Eur Heart J (2011)doi: 10.1093/eurheartj/ehr195First published online: July 13, 2011

Crédit Photo Creative Common by zigazou76

Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, lutter contre la pollution des diesels en ville pourrait sauver 25 000 vies par an

Selon une étude menée pendant 3 ans par l’Institut National de Veille Sanitaire, renforçer la lutte contre les particules fines issue des véhicules diesels, pourrait sauver 19.000 vies par an dans 25 grandes villes européennes dont neuf françaises. Le projet Aphekom* mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, a rendu aujourd’hui public les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Les conclusions de ce projet sont claires :

-  Diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l’air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d’augmentation de l’espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé ;
- Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

Les particules fines PM2,5 proviennent essentiellement de la combustion du fuel, du bois ou du charbon et sont émises par des industries et des véhicules diesels. En France, le deuxième Plan national santé environnement (PNSE2) 2009-13 a fixé pour les PM2,5 un seuil de 15 µg/m3, valeur guide à partir de 2010 et obligatoire à partir de 2015, représentant une baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2009. Ce plan est non seulement déjà dépassé mais n’est en fait pas appliqué. Avez vous vu le moindre changement sur la RN20?

La pollution aux particules fines a un impact sur l’espérance de vie et les dépenses de santé : Eviter 19.000 décès par an, dont 15.000 des suites de maladies cardiovasculaires, a été calculés en prenant l’hypothèse que les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5µm) seraient ramenés au seuil de 10 µg/m3 : atteindre un tel objectif de réduction de ces polluants augmenterait jusqu’à 22 mois la durée de vie des personnes âgées de 30 ans et plus ; 10 µg/m3 est la valeur guide préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui n’est absolument pas respectée dans notre pays. Par ailleurs, le respect des 10 µg/m3 dans les 25 villes européennes économiserait 31,5 milliards d’euros, en améliorant l’espérance de vie, en réduisant les dépenses de santé et l’absentéisme.

Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique :

Aphekom a montré qu’habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques. Il a été estimé notamment que dans certaines villes polluées le fait d’habiter à proximité du trafic routier, en moyenne à 150 mètres de routes où circulent 10.000 véhicules ou plus par jour, pourrait être responsable d’environ 15 % à 30% des asthmes de l’enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic. Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s’élèverait à environ 300 millions d’euros chaque année.

Informer pour agir : l’objectif ultime du projet Aphekom
Le projet Aphekom met ses résultats et ses outils à disposition des décideurs politiques pour les aider à formuler des politiques locales, nationales et européennes plus efficaces. Il apporte des éléments aux professionnels de santé pour mieux conseiller les personnes vulnérables, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens afin qu’ils puissent mieux protéger leur santé. Notre ministre de l’environnement et des transports, Madame Kosciusko-Morizet lira t-elle les conclusions de ce projet et agira t-elle enfin?

Source

Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires etéconomiques de la pollution urbaine en Europe
Institut National de Veille Sanitaire  2 mars 2011

www.aphekom.org et www.invs.sante.fr

Programme Aphekom

Summary report of the Aphekom project 2008-2011

La pollution automobile augmente la mortalité des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral

La pollution de l’air, produite en majorité par les automobiles et les camions, augmente la mortalité des patients ayant souffert préalablement d’un accident vasculaire cérébral, démontre une étude menée en Angleterre.

Les médecins de l’university of Sheffield ont suivi un nombre important de patients, exactement  3320 hommes et femmes vivant dans le sud de Londres ete qui avaient eu un accident vasculaire cérébral entre 1995 et 2005. Ils ont utilisée les mesures de polluants automobiles, le dioxyde d’azote et les particules fines, en majorité relargué par les moteurs diesels, qui sont inhalées favorisant les difficultés respiratoires et d’autres problèmes cardio-respiratoires.

L’étude, publiée dans la revue Stroke (qui signifie accident vasculaire cérébral en anglais), apporte des résultats qui une fois de plus montre l’empoisonnement urbain grandissant produit par les gaz d’échappement automobile et la nécessité d’une régulations, ou au moins du respect des règlementation adoptées en Europe.

Les résultats démontrent en effet une augmentation de 28% de la motalité quand le dioxyde d’azote atteint 10 microgrammes par mètre cube. L’augmentation de la concentration en particules fines augmente le risque de décès de 52%.

Ce sont les zones urbaines qui possèdent des routes à fort débit qui produisent cette pollution. Dans ces zones, au cours de l’étude 975 des 1659 patient y vivant sont décédés contre 881 sur 1658 dans les zones où ces routes à fort débit et donc à pollution élevée n’existent pas. Et ce risque reste persistant, même en prenant en compte tous les autrse facteurs de risques tels que l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques et le diabète.

Une réduction de seulement 10% de la pollution épargnerait 22% des décès expliquent encore les auteurs. Quand les hommes et femmes politiques en charge de la région prendront enfin les mesures qui s’imposent? Le risque est connu, ses conséquences aussi. Comment appelle t-on l’inaction à ce niveau?

Source

Impact of Outdoor Air Pollution on Survival After Stroke. Population-Based Cohort Study
Ravi Maheswaran MD*; Tim Pearson MSc; Nigel C. Smeeton MSc; Sean D. Beevers MSc; Michael J. Campbell PhD; and Charles D. Wolfe
SROKE Published Online on March 25, 2010

Le danger des camions sur la RN20 : Le Comité Nationale 20 participe au reportage d’Arte

Dans le cadre d’une émission sur les effets conséquences néfastes des poids lourds, ARTE est venu tourné à Montlhéry, bel exemple de ce que laisse faire nos élus sur la RN20. ARTE  ne dit pas que les camions sont légalement interdits sur la RN20, la séquence ayant été coupée au montage. Néanmoins le reportage est bien fait et met en évidence les conséquences sur la santé des gaz toxiques rejetés le long de la RN20 et mesurés par AIRPARIF.

La pollution de l’air augmente les arrêts cardiaques mortels

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Une étude menée dans la ville de New-York démontre que les fines particules présentes dans l’air, essentiellement à cause de la pollution, favorisent la survenue d’arrêts cardiaques mortels.

“Dès que le niveau de ces particules augmentent, le nombre d’arrêts cardiaques augmente” explique le Docteur Robert A. Silverman, auteur de cette étude. Plusieurs études ont relié la pollution de l’air avec la survenue de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’asthme et de pathologies pulmonaires chroniques.

L’objectif de cette nouvelle étude était de déterminer si les fines particules produites par la combustion des moteurs de voitures et des centrales au charbon augmentent le risque de mort subite. 300 000 personnes décèdent de mort subite chaque année aux Etats-Unis, entre 30 000 et 50 000 en France.

Lorsqu’un arrêt cardiaque survient en dehors d’un hôpital, seulement 8% des malades survivent. Les scientifiques ont analysé les données de 8 216 arrêts cardiaques survenus à New-York entre 2002 et 2006.

Lorsqu’ils ont corrélé la survenue de ces arrêts cardiaques avec le niveau de pollution et en particulier avec le niveau de particules fines (dénommées 2,5 ppm), les scientifiques retrouvent que le risque d’arrêt cardiaque augmente de 4% à 10% pour chaque augmentation de particules fines de 10 microgrammes par m3.

Le risque est plus élevé dès que les températures montent. L’effet de la pollution est le même chez l’homme et chez la femme. Les autres polluants n’intervenaient pas sur ce risque d’arrêt cardiaque.

Etre confiné à l’intérieur d’un bâtiment n’offre qu’une protection limitée car ces particules pénètrent dans les immeubles et les maisons” explique Silverman. Ce qu’il faut retenir, c’est que “plus il y a de pollution, plus il y a d’arrêts cardiaques avec une très petite chance de survie”.

“Contrôler la pollution de l’air est une méthode prophylactique simple permettant de réduire la mortalité cardiaque” explique encore Silverman. Il faut aussi noter que les taux recommandés de taux de particules (35 microgrammes/m3) sont rarement dépassés au cours des mesures analysés dans l’étude, ce qui démontre que ces taux ne protègent pas la santé humaine“, conclue le Dr Silverman.

Source

Association of Ambient Fine Particles With Out-of-Hospital Cardiac Arrests in New York City
Robert A. Silverman, Kazuhiko Ito, John Freese, Brad J. Kaufman,Danilynn De Claro, James Braun, David J. Prezant
American Journal of epidemiology (2010) First published online: August 20, 2010

Voilà pourquoi l’interdiction des poids lourds doit être respectée sur la RN20

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Un accident de la circulation impliquant un Poids Lourd conduit par un Polonais a fait quatre morts d’une même famille, dont deux enfants de 2 et 6 ans, ainsi que huit blessés sur l’A9, entre Béziers et Narbonne. Le conducteur du poids lourd, âgé de 55 ans, a été placé en garde à vue.

Cet accident aurait été provoqué par l’éclatement du pneu d’un poids lourd. Le conducteur, âgé de 55 ans, a alors perdu le contrôle de son poids lourd qui a traversé la barrière centrale avant d’aller percuter quatre véhicules qui arrivaient en face.Deux pères de famille et leurs deux enfants ont alors été tués. Quatre personnes ont été tuées dans cet accident : un père de famille de 29 ans et son enfant de 2 ans, dans un premier véhicule, et un autre père de famille de 39 ans et son fils de 6 ans, dans un autre véhicule qui suivait. Tous appartenaient à la même famille et revenaient de vacances, les deux épouses des victimes étant soeurs.

Huit autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 8 ans, sérieusement atteinte. Le conducteur du poids-lourd travaillant pour une entreprise allemande, sorti indemne de l’accident, a été placé en garde à vue. Les premiers relevés alcoolémiques se sont révélés négatifs ainsi que les tests salivaires de stupéfiants. Toutefois, une prise de sang du chauffeur a été effectuée pour confirmer le résultat de ce test.

Conséquence du premier accident, un second accident s’est produit peu de temps après, dans le même secteur impliquant de nouveau un poids lourds qui a percuté un taxi, faisant cette fois sept blessés, dont un grièvement.

Plusieurs autres accidents au cours de ce début d’été ont impliqué à chaque fois des poids lourds qui représentent un véritable danger supplémentaire au sein d’une ville comme celles que traversent la RN20.

Sur les routes françaises, 4 262 personnes ont trouvé la mort en 2009, soit en moyenne 12 par jour. La France compte encore 50 à 60 % de tués en plus que la Suède ou la Grande-Bretagne….sans compter 83 911 personnes blessées en 2009 soit 230 par jour en moyenne.

Photo : ne représente pas l’accident décrit dans l’article mais un autre accident de poids lourd également sur l’A9, survenu le 19 février 2008


La pollution automobile augmente le risque d’accident vasculaire cérébral

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L’effet de la pollution de l’air sur l’incidence des accidents vasculaires cérébraux n’a jamais été regardé de près. Certaines études montrait bien un effet à court terme de la pollution sur le risque d’AVC mais l’effet de la pollution à long terme n’a jamais été évalué. Cette étude réalisée à Edmonton, une ville du Nord du Canada a donc réalisé un suivi pendant 4 années.

La pollution atmosphérique liées aux usines, aux automobiles et en général à l’activité humaine augmente l’incidence de nombreuses pathologies humaines. Elle augmente les pathologies respiratoires, les pathologies cardiaques. Des scientifiques Canadiens appartenant à la “Air Health Effects Division”, ont évalué à partir des registres de survenue des AVC, si les variations de la qualité de l’air influençait le nombre d’AVC. La qualité de l’air était fournie par des station fixes. Le risque d’AVC a ensuite été ajusté aux effets de l’âge, de sexe, de revenus socio-économiques et d’autres facteurs.

Les auteurs ont retrouvé 7300 hospitalisations pour accident vasculiare cérébral et ont référencé chaque patient par rapport à son lieu d’habitation et donc par rapport à un niveau de pollution. La concentration de dioxyde d’azote (NO2) et de monoxyde de carbone est effectivement associé à une augmentation de 46% de risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique et de +36% d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Ces résultats ne sont pas modifiés par l’existence d’une hypertension, d’un indice de masse corporelle élevé, ou d’un tabagisme. En revanche l’ajustement en fonction du niveau socio-économique  et de la déprivation les réduit, montrant que la pauvreté est un facteur aggravant important. Les habitants de Edmonton qui vivent dans les zones les plus touchées par un trafic automobile congestionné sont très à risque. Encore une fois, la pollution liée à l’automobile est impliquée dans une altération majeure de la santé humaine.

Encore une fois, les habitants des villes bordant la nationale 20 devraient bénéficier d’une réduction de la circulation afin de réduire les incidences de pathologies locales

Source

Ecological Analysis of Long-Term Exposure to Ambient Air Pollution and the Incidence of Stroke in Edmonton, Alberta, Canada
Julie Y.M. Johnson, Brian H. Rowe, Paul J. Villeneuve
Stroke. 2010;41:1319-1325 Published online before print June 10, 2010

Crédit Photo Creative Commons by Fin Fahey

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