Category: La ville du bois

Le Conseil Général toujours incapable de faire fonctionner le feu rouge de la Ville-du-Bois

Le feu de la Ville-du-Bois est toujours inopérant. Posé au cours des grandes vacances 2011, 6 mois plus tard, il n’est toujours pas en fonction, autre symptôme de l’incapacité des autorités publiques à prendre sérieusement en compte la sécurité sur la RN20, mais pas seulement.

D’ailleurs, si un feu provisoire a été installé, toujours sans fonctionner bien-sûr, sur l’axe Paris-Province, c’est parce que le feu a été pulvérisé par un véhicule qui ne devait pas rouler à 50 km/h, autre preuve manifeste du non respect des vitesses de limitation sur la RN20 qui génère un danger constant, dont, encore une fois, ni le Conseil Général, ni le Préfet, ne tiennent compte.

Le manque de concertation et d’action est donc toujours prégnant sur la RN20; cette fois il s’agirait d’une convention non signée pour que le raccordement électrique des feux soit réalisé. Et ils n’auraient pas pu y penser avant?

Trois associations réclament des modifications urgentes de la RN20 à NKM

20110722 CourrierNKM – CN20-BVVB-A10G

La pollution automobile touche fortement les bébés en poussette

Le mois dernier, l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) rendait publique les résultats de l’étude « Aphekom », démontrant, que les microparticules PM 2,5 émises par les véhicules roulant au diesel sont à l’origine de 15 % des asthmes chez l’enfant (pour ceux habitant où étant dans une école à 150 mètre d’une voie où passent 10 000 voitures par jour; ce sont plus de 70 000 véhicules qui transitent chaque jour sur la RN20!). Aucun commentaire politique n’a accompagné cette publication témoignant du refus des femmes et hommes politiques à évoquer les désastres de l’automobile. Il est facile de communiquer sur l’arrêt des gaz de schistes, moins sur les décès causés par la pollution automobile. Létude « Aphekom » concluait qu’en réduisant l’émisson de ces microparticules, 29 000 vies pourraient être sauvées. L’intoxication  des enfants débute très tôt, en fait dès l’âge de la poussette, placée à une hauteur où stagne les pollutions automobiles.

L’Association Santé France Environnement a voulu confirmer cet effet sur les bébés dans la vie réelle. L’objectif était de « faire une photograohie » permettant d’observer ce que respire un bébé lorsqu’il est promené dans la rue. L’étude a été réalisée dans les rues d’Aix en Provence. Deux poussettes ont été équipées de capteurs de microparticules PM 2,5 qui ont suivi les parcours type de parents déposant leurs enfants à l’école et au collège le matin, puis les récupérant le soir. Les deux poussettes ont parcouru en simultané le jeudi 10 mars entre 08h00 et 10h00 et entre 17h00 et 19h00 deux parcours dans deux quartiers différents de la ville – l’un réputé plus aisé que l’autre.

«De nombreuses études scientifiques ont montré que les enfants étant exposés aux pollutions automobiles, et notamment aux microparticules développaient plus facilement asthme, infections ORL et allergies respiratoires. Or, en poussette nos enfants sont aux premières loges pour inhaler les pots d’échappement des véhicules forts nombreux à Aix-en-Provence où les transports collectifs sont sous-développés… » affirme le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement France.

Les résultats :

Pour les microparticules, PM 2,5, les élus français n’ont toujours pas trouvé le temps de voter une réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3. Sur les deux parcours, matin comme soir, les taux ne sont quasiment jamais inférieurs à 20 μg/m3 comme le montrent les courbes de receuil. Le matin vers 8h30 les taux sont 5 à 6 fois supérieurs aux taux recommandé par l’OMS. Peu importe le lieu de vie, tout le monde respire allégrement des microparticules 2,5! Peu importe le niveau de vie, tous les enfants sont pollués de la même façon. Par endroit, les taux relevés sont de 2 à 6 fois supérieur à l’objectif de qualité de l’OMS.

Mais les microparticules ne détruisent pas que les enfants : elles sont reconnues comme cancérigènes, mais elles ont de nombreuses autres incidences sur la santé, elles favorisent entre autres, l’asthme, les infections ORL, les rhumes et grippes, l’hypersensibilité aux allergènes alimentaires , la maladie coronaire,  l’infarctus du myocarde (risque multiplié par 3), l’obstruction des artères carotides (+4.1% obstruction / 10 μg/m3), le risque d’événements cardio-vasculaires (+ 24% / 10μg/m3), le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (+35 % en zone de forte densité routière), le risque de prématurité et e faible poids de naissance.

Cette pollution tuera cette année plus que les radiations de Fukushima, que fait-on pour les éviter?

Source

Bébé ou conduire, il va falloir choisir ! Dossier de presse Mars 2011

Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, lutter contre la pollution des diesels en ville pourrait sauver 25 000 vies par an

Selon une étude menée pendant 3 ans par l’Institut National de Veille Sanitaire, renforçer la lutte contre les particules fines issue des véhicules diesels, pourrait sauver 19.000 vies par an dans 25 grandes villes européennes dont neuf françaises. Le projet Aphekom* mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, a rendu aujourd’hui public les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Les conclusions de ce projet sont claires :

-  Diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l’air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d’augmentation de l’espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé ;
- Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

Les particules fines PM2,5 proviennent essentiellement de la combustion du fuel, du bois ou du charbon et sont émises par des industries et des véhicules diesels. En France, le deuxième Plan national santé environnement (PNSE2) 2009-13 a fixé pour les PM2,5 un seuil de 15 µg/m3, valeur guide à partir de 2010 et obligatoire à partir de 2015, représentant une baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2009. Ce plan est non seulement déjà dépassé mais n’est en fait pas appliqué. Avez vous vu le moindre changement sur la RN20?

La pollution aux particules fines a un impact sur l’espérance de vie et les dépenses de santé : Eviter 19.000 décès par an, dont 15.000 des suites de maladies cardiovasculaires, a été calculés en prenant l’hypothèse que les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5µm) seraient ramenés au seuil de 10 µg/m3 : atteindre un tel objectif de réduction de ces polluants augmenterait jusqu’à 22 mois la durée de vie des personnes âgées de 30 ans et plus ; 10 µg/m3 est la valeur guide préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui n’est absolument pas respectée dans notre pays. Par ailleurs, le respect des 10 µg/m3 dans les 25 villes européennes économiserait 31,5 milliards d’euros, en améliorant l’espérance de vie, en réduisant les dépenses de santé et l’absentéisme.

Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique :

Aphekom a montré qu’habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques. Il a été estimé notamment que dans certaines villes polluées le fait d’habiter à proximité du trafic routier, en moyenne à 150 mètres de routes où circulent 10.000 véhicules ou plus par jour, pourrait être responsable d’environ 15 % à 30% des asthmes de l’enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic. Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s’élèverait à environ 300 millions d’euros chaque année.

Informer pour agir : l’objectif ultime du projet Aphekom
Le projet Aphekom met ses résultats et ses outils à disposition des décideurs politiques pour les aider à formuler des politiques locales, nationales et européennes plus efficaces. Il apporte des éléments aux professionnels de santé pour mieux conseiller les personnes vulnérables, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens afin qu’ils puissent mieux protéger leur santé. Notre ministre de l’environnement et des transports, Madame Kosciusko-Morizet lira t-elle les conclusions de ce projet et agira t-elle enfin?

Source

Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires etéconomiques de la pollution urbaine en Europe
Institut National de Veille Sanitaire  2 mars 2011

www.aphekom.org et www.invs.sante.fr

Programme Aphekom

Summary report of the Aphekom project 2008-2011

Le bruit lié au trafic automobile cause des milliers d’AVC : que font nos élus?

Cette courbe montre les différentes mesures du bruit routier au cours de l’étude, au domicile des participants.
Nous y avons rajouté le niveau de bruit enregistré sur les bords de la RN20.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont une cause importante de décès et de handicap. Ils sont causé par unn caillot bloquant une artère du cerveau (80% des cas), ou encore par une artère du cerveau qui se met à saigner (20% des cas). Ils sont plus fréquents chez les personnes ayant une hypertension artérielle en particulier si elle est mal contrôlée. Des scientifiques Danois ont voulu évaluer si le bruit généré par les routes pouvaient en plus du risque d’hypertension et d’infarctus du myocarde, augmenter aussi le risque d’accidents vasculaires cérébraux.

Passage de poids lourds en pleine nuit, klaxonnes, revêtement ancien de la chaussée, excès de vitesse, pluie, sont autant de facteurs qui accroissent encore le bruit généré par le trafic routier. Seuls les élus locaux et les préfets sont compétents pour améliorer cet environnement routier subit par les habitants. Ils ont donc une responsabilité majeure sur les conséquences engendrée par ces bruits liés à la route.

150 000 français font un AVC chaque année, au moins 20% en meurent dans le mois qui suit et 60% en gardent des séquelles à vie (paralysies).

Quel lien entre route et accident vasculaire cérébral?

Une population de 57 053 personnes, âgée de 50 à 64 ans, donc assez jeune, a été invitée à participer à l’étude. Un bilan du mode de vie (alimentation, exercice physique..), des facteurs de risques (tabac, hypertension…), pouvant favoriser les accidents vasculaires cérébraux étaient réalisés chez chacun des volontaires. Leurs adresses étaient collectées et un bilan d’exposition au trafic routier était réalisé à chacun des domiciles à 4 reprises au cours de l’étude. Le bruit était mesuré à différentes reprises pour chaque domicile : il était mesuré sur la façade la plus exposée, de 07 heure à 19 heure, de 19 heure à 22 heures, puis de 22 heures à 7 heures du matin. Afin d’isoler la responsabilité du bruit lié au trafic, les scientifiques ont recherché tout autre cause environnementale susceptible d’accroitre le risque d’accidents vasculaires cérébraux. Les bruits éventuellement associés d’un chemin de fer ou d’un aéroport à proximité des domiciles étaient ainsi mesurés : 17% des participants étaient exposés à un bruit de chemin de fer supérieur à 60 dB et 1% aux bruits aériens supérieurs à 55 dB. La pollution aux dioxydes a également été évaluée de 1993 à 2006 à toutes les adresses des participants.

Sur une durée de suivi de 6 ans des 51 485 participants âgés de 50 à 64 ans, 1881 (3,7%) ont fait un accident vasculaire cérébral. Chaque augmentation de 10 dB s’associe à une augmentation de 14% du risque d’accident vasculaire cérébral et cela indépendamment de tous les autres facteurs, que ce soit la pollution, l’existence d’une hypertension, ou l’existence d’autres sources de bruits qui vont bien sur augmenter ce risque. Pour les personnes âgées de plus de 64,5 ans, ce risque monte à +23%. (les risques absolus ne sont pas disponibles)

Le risque d’accident vasculaire cérébral causé par le bruit va toucher en particulier les personnes les plus fragiles, les personnes qui ont plus de 64 ans. Pour les participants les plus jeunes de l’étude, le risque d’accident vasculaire cérébral est associé au bruit pour un bruit supérieur à 77 dB et s’accroit même de 48%. Pour les plus âgés, le risque d’accident vasculaire cérébral s’accroit pour des bruits inférieurs à 60 dB.

Si l’on rapporte ces résultats sur le bruit provoqués par la RN20, on voit que les habitants subissent un bruit déjà bien plus élevé que les patients de l’étude. Le risque pour les habitants le long de la RN20 est donc parmi les plus élevés. Par ailleurs le bruit sur le RN20, atteint largement les 77 dB, un bruit qui augmente aussi, selon l’étude, le risque d’accidents vasculaires cérébraux chez les plus jeunes (autour de 50 ans).

Le lien entre le bruit du trafic routier et le risque d’accident vasculaire cérébral pourrait également être encore augmenté par un trafic nocturne particulièrement bruyant. Les troubles du sommeil contribuent aux risques vasculaires cardiaques et cérébraux. Ceci est encore plus vrai pour les personnes âgées du fait des problèmes de sommeil qu’elles rencontrent

Il revient à nos élus locaux et au préfet de l’Essonne de veiller à l’application des loies sur la circulation et sur la nocivité du bruit. Combien d’élus cherchent seulement à les appliquer. Cette inefficacité tue des habitants de nos communes chaque année.

Source

Road traffic noise and stroke: a prospective cohort study
Mette Sørensen, Martin Hvidberg, Zorana J. Andersen, Rikke B. Nordsborg, Kenneth G. Lillelund, Jørgen Jakobsen, Anne Tjønneland, Kim Overvad, Ole Raaschou-Nielsen
European Heart Journal Advance Access published January 25, 2011

Lire aussi le chapitre consacré aux conséquences du bruit sur notre santé

Les enfants dont l’école est proche d’une route à fort trafic routier ont 45% de risques supplémentaires de souffrir d’un asthme

Cette nouvelle étude qui lie le risque d’asthme chez l’enfant à la pollution générée par le trafic routier met en évidence que le risque d’asthme est aussi important lorsque l’exposition à la pollution a lieu à l’école que lorsqu’elle à lieu au domicile de l’enfant, alors même que l’enfant ne passe qu’un tiers de son temps dans son école. Les enfants dont les écoles sont localisées à proximité d’une route à fort trafic ont 45% plus de risque de développer un asthme, même si leur domicile est situé en pleine campagne. L’article est publiée dans la revue médicale  Environmental Health Perspectives.

L’asthme est une souffrance respiratoire bien connue chez les enfants des pays industrialisés dont la survenue a été liée à des facteurs environnementaux tels que la pollution liée au trafic automobile.

“Alors que les conséquences de la densité du trafic automobile à proximité des lieux d’habitations a été reconnue comme un facteur déclenchant de l’asthme chez l’enfant, il  n’y avait encore eu que peu d’études menées sur la pollution à proximité des école et le risque de survenue d’un asthme chez les écoliers” explique l’auteur de l’étude, le docteur Rob McConnell,  “L’exposition à la pollution automobile en dehors du domicile des enfants, en particulier là où les enfants passent une grande partie de leur journée, font du sport, apparaît dorénavant également comme un risque majeur de survenue d’un asthme“.

L’étude a été menée auprès de 2497 enfants âgés de 6 à 7 ans, et n’ayant pas d’asthme lors du début de l’étude. L’étude à durée 3 ans. Les scientifiques ont mesuré précisément la pollution automobile à proximité des domiciles de chaque enfants et des écoles qu’ils fréquentaient. L’évaluation de la pollution à tenue compte du volume du trafic routier, de la distance séparant les écoles des routes à fort trafic et des conditions météorologiques. La quantité d’ozone, de dioxyde d’azote (NO2) et des particules émises par les moteurs à combustion (PM 10, PM 2,5) ont été mesuré de manière continue. Cela a ainsi permis de rechercher un lien entre la pollution et la survenue d’asthme chez le jeune enfant.

Durant l’étude 120 enfants, soit 5%, ont développé un asthme nouveau. Le risque de développer un asthme est équivalent au domicile et à l’école,  et il est proportionnel au temps passé au domicile et à l’école. Le risque est augmenté de +51% au domicile et de +45% à l’école, une différence non significative montrant donc un risque comparable entre les deux lieux.  Le taux de dioxyde d’azote est particulièrement coupable avec une augmentation du risque moyen de +218% et variant de +118 à +401% entre les endroits les moins pollués et les endroits les plus pollués.

Bien que les enfants passent moins de temps à l’école, les activités physiques qu’ils y réalisent, augmentant la ventilation pulmonaire, augmentent d’autant les doses de polluants pénétrant les poumons explique le Dr McConnell. Par ailleurs une étude précédente avait noté l’importance de la concentration des particules polluantes dans les salles de classes (La route pollue aussi dans les salles de classe“)

Aux Etats-Unis, une loi interdit la construction d’écoles, de campus ou de stades de sport à proximité des routes à fort trafic routier, pourtant cette loi n’est malheureusement pas toujours respectée. “Il est important de comprendre comment agissent ces micro-environnements au sein desquels les enfants passent une grande partie de leur temps. Des lois doivent réduire l’exposition à la pollution du trafic routier afin de prévenir les maladies que cette pollution engendre” ajoute encore le Dr McConnell.

Plusieurs écoles sont localisées à proximité de la RN20 comme par exemple l’école du Sacré-Coeur à Montlhéry (Photo), située à moins de 100 mètres de la pollution générée par la RN20. AIRPARIF a démontré que le taux de dioxyde d’azote y est deux fois plus élevé que la limite supérieure tolérée. De nombreux enfants doivent donc devenir asthmatiques à cause de la pollution générée par un trafic routier non régulé le long de la RN20. Qu’attendent les élus pour réagir à cette situation?

Source

Childhood Incident Asthma and Traffic-Related Air Pollution at Home and School
McConnell et al.
Environmental Health Perspectives, 2010

Le Comité Nationale 20 lance une campagne de sensibilisation aux dangers de la RN20

Capture d’écran 2010-10-18 à 23.54.05

Pollutions, camions, accidents de la route, mise en dangers des piétons, la Route Nationale 20 reste un danger persistant au coeur des villes qu’elle traverse. Pour rassembler les habitants de ces cités, le Comité Nationale 20 lance une opération citoyenne de prévention avec un slogan “Protégeons-nous, Ensemble changeons la RN20″ pour que cesse cette “mise en danger d’autrui” permanente.

La RN20, sur le tronçon Longjumeau-Linas, ce sont 3000 poids-lourds par jour sur une voie pourtant interdite aux plus de 3,5 tonnes, ce sont en plus 60 000 véhicules qui font de Montlhéry par exemple, une des villes les plus polluées d’Ile-de-France. La pollution atmosphérique atteint des sommets : le benzène, un cancérigène, atteint sur la RN20 son taux le plus élevé d’Ile-de-France, le dioxyde d’azote culmine à des valeurs doubles de celle légalement autorisée.

C’est en informant tous les habitants de ces villes traversées par la RN20 que le Comité Nationale 20 espère qu’un rassemblement suffisamment important permette de sensibiliser les élus, aujourd’hui  grands absents face aux dangers qui menace la population.

Le Comité Nationale 20 a participé à une émission de télévision qui sera diffusée sur France 5 dans l’émission Global Mag le 02 novembre 2010 à 13h30 et visible encore ne semaine après sa première diffusion sur internet.

Le Comité Nationale 20 a demandé le soutien de la Prévention Routière et du Ministère de l’Ecologie.

Un autocollant (cf photo) sera distribué aux habitants, commerçants, et artisants qui ainsi, pourront témoigner de leur soutien au projet “Protégeons-nous, Ensemble changeons la RN20″.

3 millions de Franciliens sont exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation

Image 1La qualité de l’air quotidienne reste insatisfaisante en Ile-de-France pour certains polluants, plus particulièrement au coeur de l’agglomération parisienne et à proximité du trafic. On estime qu’environ 3 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation et qui de plus marquent une certaine stabilité.

Cinq polluants sont problématiques à des degrés divers dans la région, et plusieurs ne respectent pas les réglementations : le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5), l’ozone et le benzène (voir tableau ci-dessous).

En 2010, les valeurs réglementaires deviendront plus contraignantes pour le dioxyde d’azote dont l’objectif de qualité (40 µg/m3) sera alors une valeur limite à respecter, induisant un risque de contentieux avec l’Europe dans le cas contraire. Compte tenu des niveaux enregistrés et surtout de leur stabilité, cette réglementation ne pourra vraisemblablement pas être respectée à proximité des grands axes, et même loin du trafic, dans le coeur de l’agglomération: ce polluant reste l’enjeu principal en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France. Quant au dépassement de la valeur limite pour les particules PM10, il est déjà effectif depuis 2003.

Concernant le dioxyde d’azote, les niveaux restent stables le long des voies de circulation et deux fois supérieurs aux valeurs réglementaires. La valeur limite annuelle à respecter est, elle aussi dépassée sur une part importante du réseau régional (2000 km) et près de 3 millions de francilliens résidant dans l’agglomération parisienne sont potentiellement exposés à cet air qui ne respecte pas la réglementation. Il en va de même pour les particules PM10 poursuit le rapport d’AIRPARIF. Pour les particules encor plus petites, les PM 2,5, la valeur légale est encore plus dépassée exposant à des taux illégaux car dangereux près de 11,7 millions de Francilliens.

* Pour les particules fines, la directive européenne de 2008 n’est pas encore transposée dans la réglementation française.

La Route Nationale 20

Bien évidemment, cela concerne tous les habitants le long et autour de la RN2O, et dans toutes les villes qu’elle traverse :

Un  capteur d’AIRPARIF est disposé à Montlhéry et voici les chiffres dramatiques que donne AIRPARIF.

Dioxyde d’Azote : on enregistre 93 ug/m3 soit 100% de plus que le taux acceptable pour l’homme, révélant une des zones les plus polluée de l’île de France

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Benzène

AIRPARIF confirme ce nous vous le disions dans un post précédent concernant les mesure de benzène le long de la RN20. Et que fait la région? Les taux s’élèvent à 50% au dessus du taux acceptable pour l’homme, révélant là encore, une des zones les plus polluées de l’île de France.

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Pour diminuer ces taux inacceptables de pollution liés à l’automobile en zone habitée, il faut réduire par deux la circulation automobile et que la réglementation d’interdiction des poids lourds soit enfin mise en oeuvre, afin que le taux de dioxyde d’azote reviennent, au minimum, au taux acceptable de 40 ug/m3 et que le benzène soit réduit en dessous de sa limite de 2 ug/m3. Les habitants doivent continuer à se mobiliser pour faire pression sur les élus afin que le RN20 ne soit plus un danger permanent pour notre santé et celle de nos enfants.

Source

Téléchargez le rapport complet AIRPARIF 2009

Téléchargez le communiqué de presse d’AIRPARIF

Le Conseil Général de l’Essonne confirme que la RN20 et ses alentours sont très pollués par les émissions automobiles

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Dans le précédent article, nous trouvions la confirmation de l’impact d’un taux de dioxyde d’azote supérieur à 40 ug/m3 sur les nouveaux-nés dont les mères étaient exposés pendant leur grossesse. Cela pose la question de savoir si cette pollution existe aux abord de la RN20, dans quel cas, il est évident que nos élus ne pouvant pas laisser leur population être intoxiquées sans réagir, finiront pas faire quelque chose…Ici, c’est du sérieux, on parle de nos enfants, des futures générations…

Et bien, oui, les abord de la RN20 sont durement touchés comme en témoigne cette étude mené par AIRPARIF.

Les émissions de polluants dues au transport routier en Essonne : 12% des voies concentrent 50% des pollutions


Les émissions de polluants atmosphériques de l’Essonne sont majoritairement issues du transport routier, en particulier pour les oxydes d’azotes et les particules. Ces émissions sont plus importantes en densité au Nord du département, secteur qui fait partie de l’agglomération parisienne. L’étude montre que les quatre principales voies de circulation routières, ne représentant que 12% des voies de transport, A6,  A10,  RN104, RN20 contribuent à 50% des émissions pour les particules et le dioxyde d’azote et a 30% des émissions pour le benzène et le monoxyde de carbone.” dit le rapport

Deux types différents de polluants


Parmi les quatre polluants étudiés, l’étude montre clairement deux types de profils d’émissions différents :


- pour les particules et les oxydes d’azote : les émissions sont favorisées par une vitesse élevée (au-delà de 70 km/h) et une forte densité de trafic. Ces polluants sont principalement émis par les autoroutes (A6-A10), par la francilienne et  par la RN20.

- pour le benzène et le monoxyde de carbone : les émissions sont favorisées par des situations de congestion et par une proportion élevée de véhicules dont les moteurs sont froids (début de roulage). Ces polluants sont principalement émis par la RN20 et, dans une moindre mesure, par les autoroutes et la francilienne.

Ces polluants émis le long de ces voies vont ensuite diffuser aux alentours, touchant toutes les populations jusqu’à plusieurs centaines de mètres de chaque côté des voies. A Montlhéry, les écoles, ne sont pas très loin des voies. Rappelons-nous aussi de toutes ces constructions nouvelles ou en cours aux abords de la RN20 dans lesquelles les habitants seront durement exposés aux polluants. Les dépôts sur les voies seront entraînés par les eaux de pluies et iront polluer les cours d’eau.

Là, vous vous dites que les élus ont préparé une réponse, une action efficace, surtout que certains d’entre eux essayent même en ce moment de se faire élire au niveau régional. Eh bien voici leurs propositions, non, pardon, leurs “pistes de réflexion”….


- Envisager des actions pour moderniser le parc de véhicules essonniens,

- Favoriser les transports en commun et les modes de transports alternatifs à la voiture,

- Approfondir la connaissance de la qualité de l’air en Essonne en étudiant des polluants plus spécifiques au Sud du département notamment l’ozone et les pesticides,

- Mettre en place des outils d’information sur la qualité de l’air à destination des essonniens,

- Favoriser l’utilisation rationnelle de l’énergie.

Le constat est une fois de plus alarmant. Demandez à votre maire et à ceux voudraient obtenir un poste supplémentaire au niveau régional ce qu’ils ont prévu pour renverser la situation…

Source :

Conseil régional de l’Essonne : La qualité de l’air en Essonne

La pollution altère directement la respiration de nos enfants

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Les enfants exposés à un air pollué ont plus de risque de déclencher une bronchiolite.

Il y a eu jusqu’ici relativement peu d’études visant à évaluer l’impact de la pollution de l’air dès les premiers stades de la vie. Cette étude a d’unique que les auteurs ont pu évaluer l’impact de la fumée issue de bois brûlé dans des environnements où l’air est très pur.

Les chercheurs ont ainsi analysé 12 000 cas de bronchiolites entre 1999 et 2002, évaluant les taux de monoxyde d’azote, de dioxyde d’azote, de monoxyde de carbone et de dioxyde de soufre auxquels ont été exposés les enfants.

Les enfants ont été divisés en 4 groupes en fonction de leur exposition à ces polluants.

Les investigateurs de l’étude ont montré un lien direct entre l’exposition à ces substances et la survenue de bronchiolite.

L’étude a montré une augmentation statistiquement non significative du risque de bronchiolite chez un enfant vivant à 50 mètres d’une autoroute.

La pollution concerne des millions d’enfants. Or les polluants étudiés sont présents partout !

Réduire la pollution atmosphérique permettrait de réduire la survenue de bronchiolites.

Selon le Dr Karr, l’un des auteurs de l’étude, le corps médical a également un rôle de sensibilisation des parents aux risques liés à la pollution.

Lutter pour un changement de la RN20, c’est aussi vouloir assurer aux enfants vivant à proximité une réduction des maladies pulmonaires qu’elle engendre; bronchiolite, asthme, toux surinfection pulmonaire…Attention, les adultes ne sont pas épargnés non plus…

Source

Influence of Ambient Air Pollutant Sources on Clinical Encounters for Infant Bronchiolitis
Catherine J Karr, Paul A Demers, Mieke W Koehoorn, Cornel C Lencar, Lillian Tamburic, and Michael Brauer
Am. J. Respir. Crit. Care Med. 2009; published ahead of print on August 27, 2009 as doi:10.1164/rccm.200901-0117OC.

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