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Le Conseil Général de l’Essonne confirme que la RN20 et ses alentours sont très pollués par les émissions automobiles

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Dans le précédent article, nous trouvions la confirmation de l’impact d’un taux de dioxyde d’azote supérieur à 40 ug/m3 sur les nouveaux-nés dont les mères étaient exposés pendant leur grossesse. Cela pose la question de savoir si cette pollution existe aux abord de la RN20, dans quel cas, il est évident que nos élus ne pouvant pas laisser leur population être intoxiquées sans réagir, finiront pas faire quelque chose…Ici, c’est du sérieux, on parle de nos enfants, des futures générations…

Et bien, oui, les abord de la RN20 sont durement touchés comme en témoigne cette étude mené par AIRPARIF.

Les émissions de polluants dues au transport routier en Essonne : 12% des voies concentrent 50% des pollutions


« Les émissions de polluants atmosphériques de l’Essonne sont majoritairement issues du transport routier, en particulier pour les oxydes d’azotes et les particules. Ces émissions sont plus importantes en densité au Nord du département, secteur qui fait partie de l’agglomération parisienne. L’étude montre que les quatre principales voies de circulation routières, ne représentant que 12% des voies de transport, A6,  A10,  RN104, RN20 contribuent à 50% des émissions pour les particules et le dioxyde d’azote et a 30% des émissions pour le benzène et le monoxyde de carbone. » dit le rapport

Deux types différents de polluants


« Parmi les quatre polluants étudiés, l’étude montre clairement deux types de profils d’émissions différents :


- pour les particules et les oxydes d’azote : les émissions sont favorisées par une vitesse élevée (au-delà de 70 km/h) et une forte densité de trafic. Ces polluants sont principalement émis par les autoroutes (A6-A10), par la francilienne et  par la RN20.

- pour le benzène et le monoxyde de carbone : les émissions sont favorisées par des situations de congestion et par une proportion élevée de véhicules dont les moteurs sont froids (début de roulage). Ces polluants sont principalement émis par la RN20 et, dans une moindre mesure, par les autoroutes et la francilienne.« 

Ces polluants émis le long de ces voies vont ensuite diffuser aux alentours, touchant toutes les populations jusqu’à plusieurs centaines de mètres de chaque côté des voies. A Montlhéry, les écoles, ne sont pas très loin des voies. Rappelons-nous aussi de toutes ces constructions nouvelles ou en cours aux abords de la RN20 dans lesquelles les habitants seront durement exposés aux polluants. Les dépôts sur les voies seront entraînés par les eaux de pluies et iront polluer les cours d’eau.

Là, vous vous dites que les élus ont préparé une réponse, une action efficace, surtout que certains d’entre eux essayent même en ce moment de se faire élire au niveau régional. Eh bien voici leurs propositions, non, pardon, leurs « pistes de réflexion »….


- Envisager des actions pour moderniser le parc de véhicules essonniens,

- Favoriser les transports en commun et les modes de transports alternatifs à la voiture,

- Approfondir la connaissance de la qualité de l’air en Essonne en étudiant des polluants plus spécifiques au Sud du département notamment l’ozone et les pesticides,

- Mettre en place des outils d’information sur la qualité de l’air à destination des essonniens,

- Favoriser l’utilisation rationnelle de l’énergie.

Le constat est une fois de plus alarmant. Demandez à votre maire et à ceux voudraient obtenir un poste supplémentaire au niveau régional ce qu’ils ont prévu pour renverser la situation…

Source :

Conseil régional de l’Essonne : La qualité de l’air en Essonne

La pollution altère directement la respiration de nos enfants

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Les enfants exposés à un air pollué ont plus de risque de déclencher une bronchiolite.

Il y a eu jusqu’ici relativement peu d’études visant à évaluer l’impact de la pollution de l’air dès les premiers stades de la vie. Cette étude a d’unique que les auteurs ont pu évaluer l’impact de la fumée issue de bois brûlé dans des environnements où l’air est très pur.

Les chercheurs ont ainsi analysé 12 000 cas de bronchiolites entre 1999 et 2002, évaluant les taux de monoxyde d’azote, de dioxyde d’azote, de monoxyde de carbone et de dioxyde de soufre auxquels ont été exposés les enfants.

Les enfants ont été divisés en 4 groupes en fonction de leur exposition à ces polluants.

Les investigateurs de l’étude ont montré un lien direct entre l’exposition à ces substances et la survenue de bronchiolite.

L’étude a montré une augmentation statistiquement non significative du risque de bronchiolite chez un enfant vivant à 50 mètres d’une autoroute.

La pollution concerne des millions d’enfants. Or les polluants étudiés sont présents partout !

Réduire la pollution atmosphérique permettrait de réduire la survenue de bronchiolites.

Selon le Dr Karr, l’un des auteurs de l’étude, le corps médical a également un rôle de sensibilisation des parents aux risques liés à la pollution.

Lutter pour un changement de la RN20, c’est aussi vouloir assurer aux enfants vivant à proximité une réduction des maladies pulmonaires qu’elle engendre; bronchiolite, asthme, toux surinfection pulmonaire…Attention, les adultes ne sont pas épargnés non plus…

Source

Influence of Ambient Air Pollutant Sources on Clinical Encounters for Infant Bronchiolitis
Catherine J Karr, Paul A Demers, Mieke W Koehoorn, Cornel C Lencar, Lillian Tamburic, and Michael Brauer
Am. J. Respir. Crit. Care Med. 2009; published ahead of print on August 27, 2009 as doi:10.1164/rccm.200901-0117OC.

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