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La pollution automobile augmente le risque d’accident vasculaire cérébral

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L’effet de la pollution de l’air sur l’incidence des accidents vasculaires cérébraux n’a jamais été regardé de près. Certaines études montrait bien un effet à court terme de la pollution sur le risque d’AVC mais l’effet de la pollution à long terme n’a jamais été évalué. Cette étude réalisée à Edmonton, une ville du Nord du Canada a donc réalisé un suivi pendant 4 années.

La pollution atmosphérique liées aux usines, aux automobiles et en général à l’activité humaine augmente l’incidence de nombreuses pathologies humaines. Elle augmente les pathologies respiratoires, les pathologies cardiaques. Des scientifiques Canadiens appartenant à la « Air Health Effects Division », ont évalué à partir des registres de survenue des AVC, si les variations de la qualité de l’air influençait le nombre d’AVC. La qualité de l’air était fournie par des station fixes. Le risque d’AVC a ensuite été ajusté aux effets de l’âge, de sexe, de revenus socio-économiques et d’autres facteurs.

Les auteurs ont retrouvé 7300 hospitalisations pour accident vasculiare cérébral et ont référencé chaque patient par rapport à son lieu d’habitation et donc par rapport à un niveau de pollution. La concentration de dioxyde d’azote (NO2) et de monoxyde de carbone est effectivement associé à une augmentation de 46% de risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique et de +36% d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Ces résultats ne sont pas modifiés par l’existence d’une hypertension, d’un indice de masse corporelle élevé, ou d’un tabagisme. En revanche l’ajustement en fonction du niveau socio-économique  et de la déprivation les réduit, montrant que la pauvreté est un facteur aggravant important. Les habitants de Edmonton qui vivent dans les zones les plus touchées par un trafic automobile congestionné sont très à risque. Encore une fois, la pollution liée à l’automobile est impliquée dans une altération majeure de la santé humaine.

Encore une fois, les habitants des villes bordant la nationale 20 devraient bénéficier d’une réduction de la circulation afin de réduire les incidences de pathologies locales

Source

Ecological Analysis of Long-Term Exposure to Ambient Air Pollution and the Incidence of Stroke in Edmonton, Alberta, Canada
Julie Y.M. Johnson, Brian H. Rowe, Paul J. Villeneuve
Stroke. 2010;41:1319-1325 Published online before print June 10, 2010

Crédit Photo Creative Commons by Fin Fahey

La route pollue aussi dans les salles de classe

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Si des évidences scientifiques de plus en plus nombreuses semblent témoigner de l’augmentation de la fréquence de l’asthme à proximité des routes à trafic dense, certaines preuves manquent encore. En particulier, les lieux où les enfants passent une grande partie de leur journée comme l’école, ne sont pas systématiquement associées aux lieux d’habitations des enfants dans les études recherchant un lien entre asthme et pollution automobile. Cependant, deux études Néerlandaises, qui ont examiné ce problème, ont montré une fréquence très élevé des troubles respiratoires chez les enfants dont les écoles sont situées à proximité de routes à fort trafic, en particulier de poids lourds.

Cette nouvelle étude a été menée pour évaluer chez l’enfant, les effets de la pollution automobile, à leur domicile et dans leur école, sur leur santé respiratoire et plus particulièrement sur les risques d’asthme.

Les divers polluants liés au trafic automobile ont été mesurés et quantifiés à la fois au domicile des enfants et dans leurs salles de classes. Les enfants passent 21% de leur temps à l’école. Les taux de dioxyde d’azote (NO2), d’ozone (O3), de particules fines, PM10 et PM2,5 , ont été mesurés en continu tout au long de l’étude. Les lieux de résidences et les écoles ont été géocodés et les distances avec les routes, les routes à traffic dense, et les autoroutes, mesurées. La densité du trafic sur ces voies routières fut régulièrement enregistrée.

2497 enfants de 6 ans ou moins, n’ayant pas d’asthme ni aucun symptôme respiratoire au début de l’étude, ont été suivis par l’équipe de scientifiques pendant 3 années.

Pendant la durée de l’étude, 120 nouveaux cas d’asthme ont été diagnostiqués chez ces enfants.

Au sein d’une ville, un taux de dioxyde d’azote supérieur à 23.6 ppb multiplie par plus de deux (+117%) le risque d’asthme. Le taux de pollution lié au trafic automobile est très élevé le matin au sein même des écoles en particulier durant l’hiver. Le risque d’asthme est d’autant plus grand pour les enfants, que les routes sont proches de leur domicile, et que la densité de véhicules sur ces routes est élevée. La météorologie joue également un rôle en facilitant, en l’absence de vent, du fait de la stagnation des polluants.

Les résultats de cette étude démontrent que les enfants exposés à un niveau de pollution lié au trafic automobile élevé à l’école et à la maison, ont un risque accru de develloper une asthme. Cette exposition est un problème de santé publique que les responsables devraient prendre en compte réellement et mener les actions nécessaires à sa réduction.

L’asthme touche aujourd’hui 7% à 10% des enfants en France et la tendance est à l’augmentation forte en particulier au sein des villes. N’oublions pas que l’asthme n’est pas une banale maladie respiratoire mais que l’asthme peut tuer. Chaque années des milliers d’enfants décèdent de complications asthmatiques en France et dans les autres pays.

Source

Childhood Incident Asthma and Traffic-related air Pollution at home and school
Rob McConnell, Talat Islam, Ketan Shankardass, Michael Jerrett, Fred Lurmann, Frank Gilliland, Jim Gauderman, Ed Avol, Nino Kuenzli, Ling Yao, John Peters, Kiros Berhane
Environ Health Perspect doi:10.1289/ehp.0901232

Crédit Photo Creative Commons by Stéphane SOULAT

3 millions de Franciliens sont exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation

Image 1La qualité de l’air quotidienne reste insatisfaisante en Ile-de-France pour certains polluants, plus particulièrement au coeur de l’agglomération parisienne et à proximité du trafic. On estime qu’environ 3 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation et qui de plus marquent une certaine stabilité.

Cinq polluants sont problématiques à des degrés divers dans la région, et plusieurs ne respectent pas les réglementations : le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5), l’ozone et le benzène (voir tableau ci-dessous).

En 2010, les valeurs réglementaires deviendront plus contraignantes pour le dioxyde d’azote dont l’objectif de qualité (40 µg/m3) sera alors une valeur limite à respecter, induisant un risque de contentieux avec l’Europe dans le cas contraire. Compte tenu des niveaux enregistrés et surtout de leur stabilité, cette réglementation ne pourra vraisemblablement pas être respectée à proximité des grands axes, et même loin du trafic, dans le coeur de l’agglomération: ce polluant reste l’enjeu principal en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France. Quant au dépassement de la valeur limite pour les particules PM10, il est déjà effectif depuis 2003.

Concernant le dioxyde d’azote, les niveaux restent stables le long des voies de circulation et deux fois supérieurs aux valeurs réglementaires. La valeur limite annuelle à respecter est, elle aussi dépassée sur une part importante du réseau régional (2000 km) et près de 3 millions de francilliens résidant dans l’agglomération parisienne sont potentiellement exposés à cet air qui ne respecte pas la réglementation. Il en va de même pour les particules PM10 poursuit le rapport d’AIRPARIF. Pour les particules encor plus petites, les PM 2,5, la valeur légale est encore plus dépassée exposant à des taux illégaux car dangereux près de 11,7 millions de Francilliens.

* Pour les particules fines, la directive européenne de 2008 n’est pas encore transposée dans la réglementation française.

La Route Nationale 20

Bien évidemment, cela concerne tous les habitants le long et autour de la RN2O, et dans toutes les villes qu’elle traverse :

Un  capteur d’AIRPARIF est disposé à Montlhéry et voici les chiffres dramatiques que donne AIRPARIF.

Dioxyde d’Azote : on enregistre 93 ug/m3 soit 100% de plus que le taux acceptable pour l’homme, révélant une des zones les plus polluée de l’île de France

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Benzène

AIRPARIF confirme ce nous vous le disions dans un post précédent concernant les mesure de benzène le long de la RN20. Et que fait la région? Les taux s’élèvent à 50% au dessus du taux acceptable pour l’homme, révélant là encore, une des zones les plus polluées de l’île de France.

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Pour diminuer ces taux inacceptables de pollution liés à l’automobile en zone habitée, il faut réduire par deux la circulation automobile et que la réglementation d’interdiction des poids lourds soit enfin mise en oeuvre, afin que le taux de dioxyde d’azote reviennent, au minimum, au taux acceptable de 40 ug/m3 et que le benzène soit réduit en dessous de sa limite de 2 ug/m3. Les habitants doivent continuer à se mobiliser pour faire pression sur les élus afin que le RN20 ne soit plus un danger permanent pour notre santé et celle de nos enfants.

Source

Téléchargez le rapport complet AIRPARIF 2009

Téléchargez le communiqué de presse d’AIRPARIF

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