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La pollution automobile touche fortement les bébés en poussette

Le mois dernier, l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) rendait publique les résultats de l’étude « Aphekom », démontrant, que les microparticules PM 2,5 émises par les véhicules roulant au diesel sont à l’origine de 15 % des asthmes chez l’enfant (pour ceux habitant où étant dans une école à 150 mètre d’une voie où passent 10 000 voitures par jour; ce sont plus de 70 000 véhicules qui transitent chaque jour sur la RN20!). Aucun commentaire politique n’a accompagné cette publication témoignant du refus des femmes et hommes politiques à évoquer les désastres de l’automobile. Il est facile de communiquer sur l’arrêt des gaz de schistes, moins sur les décès causés par la pollution automobile. Létude « Aphekom » concluait qu’en réduisant l’émisson de ces microparticules, 29 000 vies pourraient être sauvées. L’intoxication  des enfants débute très tôt, en fait dès l’âge de la poussette, placée à une hauteur où stagne les pollutions automobiles.

L’Association Santé France Environnement a voulu confirmer cet effet sur les bébés dans la vie réelle. L’objectif était de « faire une photograohie » permettant d’observer ce que respire un bébé lorsqu’il est promené dans la rue. L’étude a été réalisée dans les rues d’Aix en Provence. Deux poussettes ont été équipées de capteurs de microparticules PM 2,5 qui ont suivi les parcours type de parents déposant leurs enfants à l’école et au collège le matin, puis les récupérant le soir. Les deux poussettes ont parcouru en simultané le jeudi 10 mars entre 08h00 et 10h00 et entre 17h00 et 19h00 deux parcours dans deux quartiers différents de la ville – l’un réputé plus aisé que l’autre.

«De nombreuses études scientifiques ont montré que les enfants étant exposés aux pollutions automobiles, et notamment aux microparticules développaient plus facilement asthme, infections ORL et allergies respiratoires. Or, en poussette nos enfants sont aux premières loges pour inhaler les pots d’échappement des véhicules forts nombreux à Aix-en-Provence où les transports collectifs sont sous-développés… » affirme le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement France.

Les résultats :

Pour les microparticules, PM 2,5, les élus français n’ont toujours pas trouvé le temps de voter une réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3. Sur les deux parcours, matin comme soir, les taux ne sont quasiment jamais inférieurs à 20 μg/m3 comme le montrent les courbes de receuil. Le matin vers 8h30 les taux sont 5 à 6 fois supérieurs aux taux recommandé par l’OMS. Peu importe le lieu de vie, tout le monde respire allégrement des microparticules 2,5! Peu importe le niveau de vie, tous les enfants sont pollués de la même façon. Par endroit, les taux relevés sont de 2 à 6 fois supérieur à l’objectif de qualité de l’OMS.

Mais les microparticules ne détruisent pas que les enfants : elles sont reconnues comme cancérigènes, mais elles ont de nombreuses autres incidences sur la santé, elles favorisent entre autres, l’asthme, les infections ORL, les rhumes et grippes, l’hypersensibilité aux allergènes alimentaires , la maladie coronaire,  l’infarctus du myocarde (risque multiplié par 3), l’obstruction des artères carotides (+4.1% obstruction / 10 μg/m3), le risque d’événements cardio-vasculaires (+ 24% / 10μg/m3), le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (+35 % en zone de forte densité routière), le risque de prématurité et e faible poids de naissance.

Cette pollution tuera cette année plus que les radiations de Fukushima, que fait-on pour les éviter?

Source

Bébé ou conduire, il va falloir choisir ! Dossier de presse Mars 2011

Les enfants dont l’école est proche d’une route à fort trafic routier ont 45% de risques supplémentaires de souffrir d’un asthme

Cette nouvelle étude qui lie le risque d’asthme chez l’enfant à la pollution générée par le trafic routier met en évidence que le risque d’asthme est aussi important lorsque l’exposition à la pollution a lieu à l’école que lorsqu’elle à lieu au domicile de l’enfant, alors même que l’enfant ne passe qu’un tiers de son temps dans son école. Les enfants dont les écoles sont localisées à proximité d’une route à fort trafic ont 45% plus de risque de développer un asthme, même si leur domicile est situé en pleine campagne. L’article est publiée dans la revue médicale  Environmental Health Perspectives.

L’asthme est une souffrance respiratoire bien connue chez les enfants des pays industrialisés dont la survenue a été liée à des facteurs environnementaux tels que la pollution liée au trafic automobile.

“Alors que les conséquences de la densité du trafic automobile à proximité des lieux d’habitations a été reconnue comme un facteur déclenchant de l’asthme chez l’enfant, il  n’y avait encore eu que peu d’études menées sur la pollution à proximité des école et le risque de survenue d’un asthme chez les écoliers” explique l’auteur de l’étude, le docteur Rob McConnell,  “L’exposition à la pollution automobile en dehors du domicile des enfants, en particulier là où les enfants passent une grande partie de leur journée, font du sport, apparaît dorénavant également comme un risque majeur de survenue d’un asthme“.

L’étude a été menée auprès de 2497 enfants âgés de 6 à 7 ans, et n’ayant pas d’asthme lors du début de l’étude. L’étude à durée 3 ans. Les scientifiques ont mesuré précisément la pollution automobile à proximité des domiciles de chaque enfants et des écoles qu’ils fréquentaient. L’évaluation de la pollution à tenue compte du volume du trafic routier, de la distance séparant les écoles des routes à fort trafic et des conditions météorologiques. La quantité d’ozone, de dioxyde d’azote (NO2) et des particules émises par les moteurs à combustion (PM 10, PM 2,5) ont été mesuré de manière continue. Cela a ainsi permis de rechercher un lien entre la pollution et la survenue d’asthme chez le jeune enfant.

Durant l’étude 120 enfants, soit 5%, ont développé un asthme nouveau. Le risque de développer un asthme est équivalent au domicile et à l’école,  et il est proportionnel au temps passé au domicile et à l’école. Le risque est augmenté de +51% au domicile et de +45% à l’école, une différence non significative montrant donc un risque comparable entre les deux lieux.  Le taux de dioxyde d’azote est particulièrement coupable avec une augmentation du risque moyen de +218% et variant de +118 à +401% entre les endroits les moins pollués et les endroits les plus pollués.

Bien que les enfants passent moins de temps à l’école, les activités physiques qu’ils y réalisent, augmentant la ventilation pulmonaire, augmentent d’autant les doses de polluants pénétrant les poumons explique le Dr McConnell. Par ailleurs une étude précédente avait noté l’importance de la concentration des particules polluantes dans les salles de classes (La route pollue aussi dans les salles de classe“)

Aux Etats-Unis, une loi interdit la construction d’écoles, de campus ou de stades de sport à proximité des routes à fort trafic routier, pourtant cette loi n’est malheureusement pas toujours respectée. “Il est important de comprendre comment agissent ces micro-environnements au sein desquels les enfants passent une grande partie de leur temps. Des lois doivent réduire l’exposition à la pollution du trafic routier afin de prévenir les maladies que cette pollution engendre” ajoute encore le Dr McConnell.

Plusieurs écoles sont localisées à proximité de la RN20 comme par exemple l’école du Sacré-Coeur à Montlhéry (Photo), située à moins de 100 mètres de la pollution générée par la RN20. AIRPARIF a démontré que le taux de dioxyde d’azote y est deux fois plus élevé que la limite supérieure tolérée. De nombreux enfants doivent donc devenir asthmatiques à cause de la pollution générée par un trafic routier non régulé le long de la RN20. Qu’attendent les élus pour réagir à cette situation?

Source

Childhood Incident Asthma and Traffic-Related Air Pollution at Home and School
McConnell et al.
Environmental Health Perspectives, 2010

La pollution automobile augmente la mortalité des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral

La pollution de l’air, produite en majorité par les automobiles et les camions, augmente la mortalité des patients ayant souffert préalablement d’un accident vasculaire cérébral, démontre une étude menée en Angleterre.

Les médecins de l’university of Sheffield ont suivi un nombre important de patients, exactement  3320 hommes et femmes vivant dans le sud de Londres ete qui avaient eu un accident vasculaire cérébral entre 1995 et 2005. Ils ont utilisée les mesures de polluants automobiles, le dioxyde d’azote et les particules fines, en majorité relargué par les moteurs diesels, qui sont inhalées favorisant les difficultés respiratoires et d’autres problèmes cardio-respiratoires.

L’étude, publiée dans la revue Stroke (qui signifie accident vasculaire cérébral en anglais), apporte des résultats qui une fois de plus montre l’empoisonnement urbain grandissant produit par les gaz d’échappement automobile et la nécessité d’une régulations, ou au moins du respect des règlementation adoptées en Europe.

Les résultats démontrent en effet une augmentation de 28% de la motalité quand le dioxyde d’azote atteint 10 microgrammes par mètre cube. L’augmentation de la concentration en particules fines augmente le risque de décès de 52%.

Ce sont les zones urbaines qui possèdent des routes à fort débit qui produisent cette pollution. Dans ces zones, au cours de l’étude 975 des 1659 patient y vivant sont décédés contre 881 sur 1658 dans les zones où ces routes à fort débit et donc à pollution élevée n’existent pas. Et ce risque reste persistant, même en prenant en compte tous les autrse facteurs de risques tels que l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques et le diabète.

Une réduction de seulement 10% de la pollution épargnerait 22% des décès expliquent encore les auteurs. Quand les hommes et femmes politiques en charge de la région prendront enfin les mesures qui s’imposent? Le risque est connu, ses conséquences aussi. Comment appelle t-on l’inaction à ce niveau?

Source

Impact of Outdoor Air Pollution on Survival After Stroke. Population-Based Cohort Study
Ravi Maheswaran MD*; Tim Pearson MSc; Nigel C. Smeeton MSc; Sean D. Beevers MSc; Michael J. Campbell PhD; and Charles D. Wolfe
SROKE Published Online on March 25, 2010

La pollution de l’air augmente les arrêts cardiaques mortels

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Une étude menée dans la ville de New-York démontre que les fines particules présentes dans l’air, essentiellement à cause de la pollution, favorisent la survenue d’arrêts cardiaques mortels.

“Dès que le niveau de ces particules augmentent, le nombre d’arrêts cardiaques augmente” explique le Docteur Robert A. Silverman, auteur de cette étude. Plusieurs études ont relié la pollution de l’air avec la survenue de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’asthme et de pathologies pulmonaires chroniques.

L’objectif de cette nouvelle étude était de déterminer si les fines particules produites par la combustion des moteurs de voitures et des centrales au charbon augmentent le risque de mort subite. 300 000 personnes décèdent de mort subite chaque année aux Etats-Unis, entre 30 000 et 50 000 en France.

Lorsqu’un arrêt cardiaque survient en dehors d’un hôpital, seulement 8% des malades survivent. Les scientifiques ont analysé les données de 8 216 arrêts cardiaques survenus à New-York entre 2002 et 2006.

Lorsqu’ils ont corrélé la survenue de ces arrêts cardiaques avec le niveau de pollution et en particulier avec le niveau de particules fines (dénommées 2,5 ppm), les scientifiques retrouvent que le risque d’arrêt cardiaque augmente de 4% à 10% pour chaque augmentation de particules fines de 10 microgrammes par m3.

Le risque est plus élevé dès que les températures montent. L’effet de la pollution est le même chez l’homme et chez la femme. Les autres polluants n’intervenaient pas sur ce risque d’arrêt cardiaque.

Etre confiné à l’intérieur d’un bâtiment n’offre qu’une protection limitée car ces particules pénètrent dans les immeubles et les maisons” explique Silverman. Ce qu’il faut retenir, c’est que “plus il y a de pollution, plus il y a d’arrêts cardiaques avec une très petite chance de survie”.

“Contrôler la pollution de l’air est une méthode prophylactique simple permettant de réduire la mortalité cardiaque” explique encore Silverman. Il faut aussi noter que les taux recommandés de taux de particules (35 microgrammes/m3) sont rarement dépassés au cours des mesures analysés dans l’étude, ce qui démontre que ces taux ne protègent pas la santé humaine“, conclue le Dr Silverman.

Source

Association of Ambient Fine Particles With Out-of-Hospital Cardiac Arrests in New York City
Robert A. Silverman, Kazuhiko Ito, John Freese, Brad J. Kaufman,Danilynn De Claro, James Braun, David J. Prezant
American Journal of epidemiology (2010) First published online: August 20, 2010

La pollution automobile augmente le risque d’accident vasculaire cérébral

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L’effet de la pollution de l’air sur l’incidence des accidents vasculaires cérébraux n’a jamais été regardé de près. Certaines études montrait bien un effet à court terme de la pollution sur le risque d’AVC mais l’effet de la pollution à long terme n’a jamais été évalué. Cette étude réalisée à Edmonton, une ville du Nord du Canada a donc réalisé un suivi pendant 4 années.

La pollution atmosphérique liées aux usines, aux automobiles et en général à l’activité humaine augmente l’incidence de nombreuses pathologies humaines. Elle augmente les pathologies respiratoires, les pathologies cardiaques. Des scientifiques Canadiens appartenant à la “Air Health Effects Division”, ont évalué à partir des registres de survenue des AVC, si les variations de la qualité de l’air influençait le nombre d’AVC. La qualité de l’air était fournie par des station fixes. Le risque d’AVC a ensuite été ajusté aux effets de l’âge, de sexe, de revenus socio-économiques et d’autres facteurs.

Les auteurs ont retrouvé 7300 hospitalisations pour accident vasculiare cérébral et ont référencé chaque patient par rapport à son lieu d’habitation et donc par rapport à un niveau de pollution. La concentration de dioxyde d’azote (NO2) et de monoxyde de carbone est effectivement associé à une augmentation de 46% de risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique et de +36% d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Ces résultats ne sont pas modifiés par l’existence d’une hypertension, d’un indice de masse corporelle élevé, ou d’un tabagisme. En revanche l’ajustement en fonction du niveau socio-économique  et de la déprivation les réduit, montrant que la pauvreté est un facteur aggravant important. Les habitants de Edmonton qui vivent dans les zones les plus touchées par un trafic automobile congestionné sont très à risque. Encore une fois, la pollution liée à l’automobile est impliquée dans une altération majeure de la santé humaine.

Encore une fois, les habitants des villes bordant la nationale 20 devraient bénéficier d’une réduction de la circulation afin de réduire les incidences de pathologies locales

Source

Ecological Analysis of Long-Term Exposure to Ambient Air Pollution and the Incidence of Stroke in Edmonton, Alberta, Canada
Julie Y.M. Johnson, Brian H. Rowe, Paul J. Villeneuve
Stroke. 2010;41:1319-1325 Published online before print June 10, 2010

Crédit Photo Creative Commons by Fin Fahey

La pollution des diesels réduit la taille et le poids des nouveaux-nés

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Peut-on affirmer que la pollution de l’air a une influence sur la croissance foetale? Pour le savoir, 785 femmes enceintes ont accepté de participer à cette étude. La pollution de l’air dans les villes est majoritairement liée aux automobiles. Les moteurs diesels comptent parmi les premières sources d’émission du dioxyde d’azote. L’exposition au dioxyde d’azote (NO2) a donc été évaluée pour chaque femme et cela pour chacun des trois trimestres de la grossesse et pendant la durée totale de la grossesse. Le taux de dioxyde d’azote est mesuré en microgramme/m3. Les scientifiques ont ensuite corrélé le poids, la taille et la circonférence de la tête des nouveaux-nés aux taux de dioxyde d’azote retrouvés, ces chiffres étant bien sûr rapportés à la durée de la gestation.

L’étude démontre qu’un taux de dioxyde d’azote supérieur à 40 mcg/m3 pendant les 3 premiers mois de a grossesse réduit effectivement la taille du bébé à la naissance (-0,23 cm en moyenne) et réduit le poids du bébé à la naissance (-40,3 grammes en moyenne). Une exposition de ce niveau pendant toute la grossesse  réduit la circonférence de la tête des nouveaux nés (-0,17 cm en moyenne).  En fait l’étude démontre une relation linéaire et continue entre les taux de dioxyde d’azote dans l’air et la réduction du poids et de la taille des bébés. La pollution de nos automobiles doit donc être réduite drastiquement.

Les voies à forte circulation doivent être situées en dehors des zones d’habitations. Comment des élus peuvent encore défendre l’existence de voies ayant un passage de 50 000 véhicules jour au travers de zones fortement habitées?

Source

Air pollution exposure during pregnancy and reduced birth size: a prospective birth cohort study in Valencia, Spain
Ferran Ballester , Marisa Estarlich , Carmen Iniguez , Sabrina Llop , Rosa Ramon , Ana Esplugues , Marina Lacasana, Marisa Rebagliato
Environmental Health 2010, 9:6doi:10.1186/1476-069X-9-6

Crédit Photo Créative Commons by Simone Ramella

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