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Le diesel est très dangereux pour le coeur

Alors que la pollution des villes par les microparticules augmente, de plus en plus d’habitants finissent à l’hôpital suite à un infarctus ou à une mort subite” écrit le Pr Nino Künzli, cardiologue, dans un éditorial de l’European Heart Journal accompagnant cette nouvelle étude. C’est l’une des conclusion des recherches de plus en plus importantes en nombre menées sur la qualité de l’air : annuellement plus de 2000 articles médicaux sont publiés sur le sujet soit 10 fois plus qu’il y a 20 ans. Récemment, une étude démontrait par exemple que le risque d’infarctus du myocarde était multiplié par 3 dès la première heure d’exposition à un trafic automobile intense. Il est aujourd’hui avéré que la pollution de l’air, en particulier par les microparticules de taille inférieur à 2.5 μm, augmentent le nombre d’hospitalisations pour angine de poitrine, pour infarctus du coeur, pour insuffisance cardiaque, et qu’une exposition prolongée augmente les décès par maladie coronaire.

Une des conséquences de ces recherches a été la reconnaissance de normes légales de la pollution de l’air en microparticules (celles de taille supérieures à 10 μm (PM10) ou à 2.5 μm (PM2.5)), en ozone, en dioxyde de souffre, en dioxyde d’azote et autres. L’objectif premier de la fixation de ces limites est de réduire leur impact négatif sur la santé humaine. Lorsqu’elles sont respectées, ces limitation de la pollution de l’air sont efficaces, malheureusement qui tente de les faire respecter?

Des chercheurs de l’université d’Edinbourg ont mesuré l’impact des fumées produits par les véhicules diesels sur des volontaires sains, à des niveaux qui sont ceux retrouvés dans les villes. Ils ont étudié l’effet du monoxyde d’azote, du dioxyde d’azote ainsi que des microparticules émises par la combustion incomplète du diesel. Ces microparticules sont invisibles à l’oeil nu.

Les scientifiques ont d’abord comparé l’impact des fumées telles qu’elles sont produites aujourd’hui par les véhicules diesel et les camions, puis ont fait la comparaison avec les mêmes fumées mais filtrées par un dispositif bloquant les microparticules.

Le premier impact est une augmentation très importante de la pression artérielle avec 7 mmHg de différence entre les deux tests: les sujets sains soumis aux pollutions diesel non filtrées ont une pression artérielle qui atteint 145 mmHg, un chiffre qui caractérise une hypertension artérielle et fait prescrire à un médecin un médicament antihypertenseur destiné à abaisser cette pression artérielle. En fait, les mécanismes naturels de contrôle des artères qui permettent habituellement de lutter contre cette augmentation de pression sont bloqués par les microparticules.

L’auteur principal de l’étude explique que si la majorité des gens pensent que la pollution de l’air peut altèrer leur poumons et leur respiration, très peu imaginent l’impact dramatique de cette polllution sur leurs vaisseaux sanguins et sur leur coeur : ”Notre étude démontre que si les gaz d’échappement augmentent la pression artérielle, ce sont les microparticules qui sont encore les plus dangereuses. Ces microparticules produisent des radicaux libres qui détruisent les vaisseaux et provoquent une maladie des artères”, à la source des maladies cardiovasculaires comme l’infarctus et les accidents vasculaires cérébraux.

Pour le Professor Jeremy Pearson, Directeur Médical de la Fondation Britanique pour le Coeur, qui a financé l’étude, “Des vies pourraient être sauvées en réduisant ces microparticules des gaz d’échappement“.

Si les auteurs recommandent aux personnes déjà atteints d’une maladie cardiovasculaire d’éviter les zones polluées, ce conseil est évidemment difficile à suivre. D’autres moyens doivent être mis en oeuvre. Il devient difficilement compréhensible que le carburant diesel reste à un prix sponsorisé par l’état alors qu’il génère un empoisonnement collectif et généralisé provoquant de multiples pathologies cardiaques et pulmonaires. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès en France.

Les plus gros pollueurs, les poids lourds devraient être tenus à l’écart des villes tant que leur carburant n’a pas évolué ou que les véhicules ne sont pas équipés de filtres efficaces.

Source

From bench to policies: ready for a nanoparticle air quality standard?
Nino Künzli
Eur Heart J (2011)doi: 10.1093/eurheartj/ehr200 First published online: July 13, 2011

Combustion-derived nanoparticulate induces the adverse vascular effects of diesel exhaust inhalation
Nicholas L. Mills, Mark R. Miller, Andrew J. Lucking,Jon Beveridge1,Laura Flint1,A. John F. Boere,Paul H. Fokkens, Nicholas A. Boon, Thomas Sandstrom, Anders Blomberg, Rodger Duffin, Ken Donaldson, Patrick W.F. Hadoke1, Flemming R. Cassee, David E. Newby
Eur Heart J (2011)doi: 10.1093/eurheartj/ehr195First published online: July 13, 2011

Crédit Photo Creative Common by zigazou76

Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, lutter contre la pollution des diesels en ville pourrait sauver 25 000 vies par an

Selon une étude menée pendant 3 ans par l’Institut National de Veille Sanitaire, renforçer la lutte contre les particules fines issue des véhicules diesels, pourrait sauver 19.000 vies par an dans 25 grandes villes européennes dont neuf françaises. Le projet Aphekom* mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, a rendu aujourd’hui public les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Les conclusions de ce projet sont claires :

-  Diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l’air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d’augmentation de l’espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé ;
- Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

Les particules fines PM2,5 proviennent essentiellement de la combustion du fuel, du bois ou du charbon et sont émises par des industries et des véhicules diesels. En France, le deuxième Plan national santé environnement (PNSE2) 2009-13 a fixé pour les PM2,5 un seuil de 15 µg/m3, valeur guide à partir de 2010 et obligatoire à partir de 2015, représentant une baisse de 30% par rapport aux niveaux de 2009. Ce plan est non seulement déjà dépassé mais n’est en fait pas appliqué. Avez vous vu le moindre changement sur la RN20?

La pollution aux particules fines a un impact sur l’espérance de vie et les dépenses de santé : Eviter 19.000 décès par an, dont 15.000 des suites de maladies cardiovasculaires, a été calculés en prenant l’hypothèse que les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5µm) seraient ramenés au seuil de 10 µg/m3 : atteindre un tel objectif de réduction de ces polluants augmenterait jusqu’à 22 mois la durée de vie des personnes âgées de 30 ans et plus ; 10 µg/m3 est la valeur guide préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui n’est absolument pas respectée dans notre pays. Par ailleurs, le respect des 10 µg/m3 dans les 25 villes européennes économiserait 31,5 milliards d’euros, en améliorant l’espérance de vie, en réduisant les dépenses de santé et l’absentéisme.

Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique :

Aphekom a montré qu’habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques. Il a été estimé notamment que dans certaines villes polluées le fait d’habiter à proximité du trafic routier, en moyenne à 150 mètres de routes où circulent 10.000 véhicules ou plus par jour, pourrait être responsable d’environ 15 % à 30% des asthmes de l’enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic. Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s’élèverait à environ 300 millions d’euros chaque année.

Informer pour agir : l’objectif ultime du projet Aphekom
Le projet Aphekom met ses résultats et ses outils à disposition des décideurs politiques pour les aider à formuler des politiques locales, nationales et européennes plus efficaces. Il apporte des éléments aux professionnels de santé pour mieux conseiller les personnes vulnérables, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens afin qu’ils puissent mieux protéger leur santé. Notre ministre de l’environnement et des transports, Madame Kosciusko-Morizet lira t-elle les conclusions de ce projet et agira t-elle enfin?

Source

Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires etéconomiques de la pollution urbaine en Europe
Institut National de Veille Sanitaire  2 mars 2011

www.aphekom.org et www.invs.sante.fr

Programme Aphekom

Summary report of the Aphekom project 2008-2011

La pollution automobile augmente la mortalité des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral

La pollution de l’air, produite en majorité par les automobiles et les camions, augmente la mortalité des patients ayant souffert préalablement d’un accident vasculaire cérébral, démontre une étude menée en Angleterre.

Les médecins de l’university of Sheffield ont suivi un nombre important de patients, exactement  3320 hommes et femmes vivant dans le sud de Londres ete qui avaient eu un accident vasculaire cérébral entre 1995 et 2005. Ils ont utilisée les mesures de polluants automobiles, le dioxyde d’azote et les particules fines, en majorité relargué par les moteurs diesels, qui sont inhalées favorisant les difficultés respiratoires et d’autres problèmes cardio-respiratoires.

L’étude, publiée dans la revue Stroke (qui signifie accident vasculaire cérébral en anglais), apporte des résultats qui une fois de plus montre l’empoisonnement urbain grandissant produit par les gaz d’échappement automobile et la nécessité d’une régulations, ou au moins du respect des règlementation adoptées en Europe.

Les résultats démontrent en effet une augmentation de 28% de la motalité quand le dioxyde d’azote atteint 10 microgrammes par mètre cube. L’augmentation de la concentration en particules fines augmente le risque de décès de 52%.

Ce sont les zones urbaines qui possèdent des routes à fort débit qui produisent cette pollution. Dans ces zones, au cours de l’étude 975 des 1659 patient y vivant sont décédés contre 881 sur 1658 dans les zones où ces routes à fort débit et donc à pollution élevée n’existent pas. Et ce risque reste persistant, même en prenant en compte tous les autrse facteurs de risques tels que l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques et le diabète.

Une réduction de seulement 10% de la pollution épargnerait 22% des décès expliquent encore les auteurs. Quand les hommes et femmes politiques en charge de la région prendront enfin les mesures qui s’imposent? Le risque est connu, ses conséquences aussi. Comment appelle t-on l’inaction à ce niveau?

Source

Impact of Outdoor Air Pollution on Survival After Stroke. Population-Based Cohort Study
Ravi Maheswaran MD*; Tim Pearson MSc; Nigel C. Smeeton MSc; Sean D. Beevers MSc; Michael J. Campbell PhD; and Charles D. Wolfe
SROKE Published Online on March 25, 2010

Le Conseil Général de l’Essonne confirme que la RN20 et ses alentours sont très pollués par les émissions automobiles

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Dans le précédent article, nous trouvions la confirmation de l’impact d’un taux de dioxyde d’azote supérieur à 40 ug/m3 sur les nouveaux-nés dont les mères étaient exposés pendant leur grossesse. Cela pose la question de savoir si cette pollution existe aux abord de la RN20, dans quel cas, il est évident que nos élus ne pouvant pas laisser leur population être intoxiquées sans réagir, finiront pas faire quelque chose…Ici, c’est du sérieux, on parle de nos enfants, des futures générations…

Et bien, oui, les abord de la RN20 sont durement touchés comme en témoigne cette étude mené par AIRPARIF.

Les émissions de polluants dues au transport routier en Essonne : 12% des voies concentrent 50% des pollutions


Les émissions de polluants atmosphériques de l’Essonne sont majoritairement issues du transport routier, en particulier pour les oxydes d’azotes et les particules. Ces émissions sont plus importantes en densité au Nord du département, secteur qui fait partie de l’agglomération parisienne. L’étude montre que les quatre principales voies de circulation routières, ne représentant que 12% des voies de transport, A6,  A10,  RN104, RN20 contribuent à 50% des émissions pour les particules et le dioxyde d’azote et a 30% des émissions pour le benzène et le monoxyde de carbone.” dit le rapport

Deux types différents de polluants


Parmi les quatre polluants étudiés, l’étude montre clairement deux types de profils d’émissions différents :


- pour les particules et les oxydes d’azote : les émissions sont favorisées par une vitesse élevée (au-delà de 70 km/h) et une forte densité de trafic. Ces polluants sont principalement émis par les autoroutes (A6-A10), par la francilienne et  par la RN20.

- pour le benzène et le monoxyde de carbone : les émissions sont favorisées par des situations de congestion et par une proportion élevée de véhicules dont les moteurs sont froids (début de roulage). Ces polluants sont principalement émis par la RN20 et, dans une moindre mesure, par les autoroutes et la francilienne.

Ces polluants émis le long de ces voies vont ensuite diffuser aux alentours, touchant toutes les populations jusqu’à plusieurs centaines de mètres de chaque côté des voies. A Montlhéry, les écoles, ne sont pas très loin des voies. Rappelons-nous aussi de toutes ces constructions nouvelles ou en cours aux abords de la RN20 dans lesquelles les habitants seront durement exposés aux polluants. Les dépôts sur les voies seront entraînés par les eaux de pluies et iront polluer les cours d’eau.

Là, vous vous dites que les élus ont préparé une réponse, une action efficace, surtout que certains d’entre eux essayent même en ce moment de se faire élire au niveau régional. Eh bien voici leurs propositions, non, pardon, leurs “pistes de réflexion”….


- Envisager des actions pour moderniser le parc de véhicules essonniens,

- Favoriser les transports en commun et les modes de transports alternatifs à la voiture,

- Approfondir la connaissance de la qualité de l’air en Essonne en étudiant des polluants plus spécifiques au Sud du département notamment l’ozone et les pesticides,

- Mettre en place des outils d’information sur la qualité de l’air à destination des essonniens,

- Favoriser l’utilisation rationnelle de l’énergie.

Le constat est une fois de plus alarmant. Demandez à votre maire et à ceux voudraient obtenir un poste supplémentaire au niveau régional ce qu’ils ont prévu pour renverser la situation…

Source :

Conseil régional de l’Essonne : La qualité de l’air en Essonne

La pollution des diesels réduit la taille et le poids des nouveaux-nés

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Peut-on affirmer que la pollution de l’air a une influence sur la croissance foetale? Pour le savoir, 785 femmes enceintes ont accepté de participer à cette étude. La pollution de l’air dans les villes est majoritairement liée aux automobiles. Les moteurs diesels comptent parmi les premières sources d’émission du dioxyde d’azote. L’exposition au dioxyde d’azote (NO2) a donc été évaluée pour chaque femme et cela pour chacun des trois trimestres de la grossesse et pendant la durée totale de la grossesse. Le taux de dioxyde d’azote est mesuré en microgramme/m3. Les scientifiques ont ensuite corrélé le poids, la taille et la circonférence de la tête des nouveaux-nés aux taux de dioxyde d’azote retrouvés, ces chiffres étant bien sûr rapportés à la durée de la gestation.

L’étude démontre qu’un taux de dioxyde d’azote supérieur à 40 mcg/m3 pendant les 3 premiers mois de a grossesse réduit effectivement la taille du bébé à la naissance (-0,23 cm en moyenne) et réduit le poids du bébé à la naissance (-40,3 grammes en moyenne). Une exposition de ce niveau pendant toute la grossesse  réduit la circonférence de la tête des nouveaux nés (-0,17 cm en moyenne).  En fait l’étude démontre une relation linéaire et continue entre les taux de dioxyde d’azote dans l’air et la réduction du poids et de la taille des bébés. La pollution de nos automobiles doit donc être réduite drastiquement.

Les voies à forte circulation doivent être situées en dehors des zones d’habitations. Comment des élus peuvent encore défendre l’existence de voies ayant un passage de 50 000 véhicules jour au travers de zones fortement habitées?

Source

Air pollution exposure during pregnancy and reduced birth size: a prospective birth cohort study in Valencia, Spain
Ferran Ballester , Marisa Estarlich , Carmen Iniguez , Sabrina Llop , Rosa Ramon , Ana Esplugues , Marina Lacasana, Marisa Rebagliato
Environmental Health 2010, 9:6doi:10.1186/1476-069X-9-6

Crédit Photo Créative Commons by Simone Ramella

La pollution altère directement la respiration de nos enfants

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Les enfants exposés à un air pollué ont plus de risque de déclencher une bronchiolite.

Il y a eu jusqu’ici relativement peu d’études visant à évaluer l’impact de la pollution de l’air dès les premiers stades de la vie. Cette étude a d’unique que les auteurs ont pu évaluer l’impact de la fumée issue de bois brûlé dans des environnements où l’air est très pur.

Les chercheurs ont ainsi analysé 12 000 cas de bronchiolites entre 1999 et 2002, évaluant les taux de monoxyde d’azote, de dioxyde d’azote, de monoxyde de carbone et de dioxyde de soufre auxquels ont été exposés les enfants.

Les enfants ont été divisés en 4 groupes en fonction de leur exposition à ces polluants.

Les investigateurs de l’étude ont montré un lien direct entre l’exposition à ces substances et la survenue de bronchiolite.

L’étude a montré une augmentation statistiquement non significative du risque de bronchiolite chez un enfant vivant à 50 mètres d’une autoroute.

La pollution concerne des millions d’enfants. Or les polluants étudiés sont présents partout !

Réduire la pollution atmosphérique permettrait de réduire la survenue de bronchiolites.

Selon le Dr Karr, l’un des auteurs de l’étude, le corps médical a également un rôle de sensibilisation des parents aux risques liés à la pollution.

Lutter pour un changement de la RN20, c’est aussi vouloir assurer aux enfants vivant à proximité une réduction des maladies pulmonaires qu’elle engendre; bronchiolite, asthme, toux surinfection pulmonaire…Attention, les adultes ne sont pas épargnés non plus…

Source

Influence of Ambient Air Pollutant Sources on Clinical Encounters for Infant Bronchiolitis
Catherine J Karr, Paul A Demers, Mieke W Koehoorn, Cornel C Lencar, Lillian Tamburic, and Michael Brauer
Am. J. Respir. Crit. Care Med. 2009; published ahead of print on August 27, 2009 as doi:10.1164/rccm.200901-0117OC.

Plus le Trafic Automobile est Dense, plus les Enfants Toussent

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(Montlhéry, ville fortement polluée par la circulation de voitures et de camions-Essonne)

La preuve scientifique a été apportée que l’exposition des enfants à la pollution liées aux voitures et aux camions dans les zones résidentielles augmente les maladies respiratoire et exacerbe un asthme. Le but de cette nouvelle étude  était d’évaluer les conséquence de la circulation sur un asthme existant, une toux et des expectorations (crachats) en relation avec la densité du traffic.

Les chercheurs ont collectés des informations médicales concernant 33 632 enfants âgés de 6-7 (22 242) ans et de 13-14 ans (16 336) habitants de grandes villes italiennes (Turin, Milan, Rome)m. Leur lieu d’habitation ont été géocodé et un organisme publique a fourni les données de la densité horaire du trafic  auprès de chaque domicile.

Les données recueillies au début de l’étude montre des symptômes asthmatiques plus fréquents dans les grandes villes(>500 000 habitants) que dans les petites (<10 000 habitants), et plus de toux et d’expectorations (8% contre 5%).

L’étude démontre que la fréquence des symptômes asthmatique est plus grande lorsque la circulation est forte, encore plus lorsque les camions sont nombreux dans cette circulation. Les scientifiques mettent en évidence un effet très significative entre densité du trafic et augmentation de la toux et des expectorations. Les enfants exposés à la fois à un trafic automobile et un trafic poids-lourd intense présentent le plus fort risque de toux et d’expectorations (x2). L’effet est en particulier beaucoup plus prononcé chez les filles.

Source: Cet aricle a éte publié par le site  http://www.docbuzz.fr

Respiratory symptoms in children living near busy roads and their relationship to vehicular traffic: results of an Italian multicenter study (SIDRIA 2)

Enrica Migliore, Giovanna Berti, Claudia Galassi, Neil Pearce, Francesco Forastiere,Roberto Calabrese, Lucio Armenio, Annibale Biggeri, Luigi Bisanti, Massimiliano Bugiani, Ennio Cadum, Elisabetta Chellini, Valerio Dell’Orco, Gabriele Giannella, Piersante Sestini, Giuseppe Corbo, Riccardo Pistelli, Giovanni Viegi, Giovannino Ciccone and SIDRIA-2 Collaborative Group

Environmental Health 2009, 8:27doi:10.1186/1476-069X-8-27

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